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Situation au Proche-Orient

Le respect du droit international, perçu comme un bien commun de l’humanité, est de plus en plus bafoué, notamment dans le conflit israélo-palestinien. Cette tendance, également visible dans d’autres régions du monde, suscite une inquiétude croissante. Face aux événements récents, la difficulté pour de nombreux pays, dont la France, à analyser la situation de manière nuancée est vivement critiquée. Le débat public est étouffé par une pensée unique, empêchant toute réflexion approfondie.

Israël est présenté comme une démocratie, mais aussi comme une puissance occupante, une réalité essentielle à comprendre pour appréhender le conflit dans sa globalité. Les violations du droit international, notamment l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens depuis 1967, sont rappelées. Ces pratiques, considérées comme illégales par les résolutions des Nations Unies et la Cour internationale de justice, exacerbent les tensions. Par ailleurs, l’évolution politique en Israël est marquée par une radicalisation de la droite et une instrumentalisation croissante de la religion, des dynamiques qui aggravent la situation.

À Gaza, les conséquences d’une guerre totale sont dévastatrices. Cette stratégie vise non seulement à écraser le Hamas, mais aussi à disloquer la société gazaouie dans son ensemble. Les pertes humaines massives, les destructions matérielles, et les déplacements forcés de populations sont jugés irréversibles. La volonté de certaines forces politiques de détruire des institutions comme l’UNRWA, qui incarne la question des réfugiés palestiniens, est perçue comme une tentative d’effacer toute reconnaissance de leur existence et de leurs droits.

En Cisjordanie, l’intensification de la colonisation, accompagnée de violences accrues, s’inscrit dans une logique d’annexion progressive. Cette dynamique est vue comme un obstacle insurmontable à toute perspective de paix. La privation systématique des droits des Palestiniens alimente une insécurité structurelle qui affecte non seulement les Palestiniens, mais aussi les Israéliens. La sécurité, à long terme, semble impossible à atteindre sans une approche fondée sur la justice et l’égalité.

Le retour au droit international est jugé indispensable pour sortir de cette spirale de violence. La reconnaissance de l’État palestinien, l’arrêt de la colonisation et la reprise des négociations apparaissent comme des conditions essentielles pour parvenir à une solution juste et durable. Sans ces mesures, le cycle de violences se poursuivra, avec des conséquences tragiques pour toutes les parties impliquées. La paix ne pourra être envisagée que par un respect scrupuleux des principes fondamentaux du droit international.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Grèce : La chasse aux fraudeurs

Christophe Chiclet, 29 novembre 2012
Depuis fin octobre, des informations sont publiées en Grèce sur les fraudeurs du fisc, de l’impôt et autres problèmes de corruption, de détournements de fonds et diverses magouilles et escroqueries. Mais les médias grecs et internationaux se sont pris les pieds dans le tapis entre deux listes, les mélangeant allègrement : la liste Lagarde des 2059 et la liste des 36 politiciens, qui dénonçaient toutes deux les fraudeurs. L’affaire de la « liste Lagarde » commence en 2008 lorsque qu’un cadre informaticien se sauve de la filiale genevoise de la banque HSBC, avec un listing de 79.000 personnes, dont 8.230 Français et 2.059 Grecs. HSBC est une banque anglo-chinoise fondée en 1865. En 2000, elle a racheté en France le CCF (Crédit commercial de France). Après un transit entre la France, le Liban, l’Espagne, l’informaticien est arrêté en Espagne, suite à un mandat d’arrêt suisse. Il y est toujours incarcéré.

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Lettre d’information de l’iReMMO