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«Syrie : l’Europe va devoir se mettre très vite d’accord…»

La prise de Damas par les rebelles syriens, principalement le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS), représente un nouvel espoir pour le peuple syrien. Contrairement à la Libye, où le régime de Kadhafi est tombé après une intervention étrangère, cette avancée est menée par des Syriens eux-mêmes, prolongeant la révolution entamée en 2011. Le chef de HTS, al-Jolani, s’est détaché d’Al-Qaïda et de Daech, conscient que leur présence nuisait à la cause de l’opposition. Son objectif reste la chute de Bachar al-Assad, et il a tenté de rassurer les minorités, notamment chrétiennes, en protégeant leurs lieux de culte dans les zones contrôlées.

Cependant, cette dynamique interne s’inscrit dans un contexte régional très instable : l’Irak est fragilisé, le Liban est en crise et la Turquie s’inquiète des ambitions kurdes. Bien que la Turquie puisse être perçue comme un acteur influent, la rébellion reste avant tout syrienne. L’Europe, divisée sur la question, doit rapidement définir une stratégie commune. Certains pays, comme l’Italie, renouent avec Damas, tandis que la France refuse toute normalisation avec le régime. Un soutien international encadré est crucial pour stabiliser la Syrie, éviter que les factions les plus radicales ne prennent le dessus et permettre le retour des réfugiés. Ce processus sera long et complexe, mais il est essentiel pour reconstruire le pays et offrir aux Syriens la possibilité de contribuer à son avenir.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Conférence de paix ou conférence de guerre ?

Bernard Ravenel, 5 octobre 2007
Article publié dans la revue « Pour la Palestine » N°55 septembre 2007 L’annonce le 16 juillet par le président George .W. Bush d’une « Conférence internationale pour relancer le processus de paix israélo-arabe » [2] et l’arrivée de Tony Blair au Moyen-Orient comme « émissaire de paix » du quartette ont créé l’image d’une initiative de paix qui pourrait changer la situation explosive dans la région. Une énorme couverture médiatique internationale et une profusion de rencontres diplomatiques veulent accréditer cette perspective aux yeux d’une opinion publique internationale inquiète de la situation. En réalité se profile un processus qui pourrait être le prologue, non pas de la paix mais d’une aggravation des tensions qui affligent la région. En clair, non pas un processus de paix, mais un processus de guerre…

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Lettre d’information de l’iReMMO