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«Syrie : l’Europe va devoir se mettre très vite d’accord…»

La prise de Damas par les rebelles syriens, principalement le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS), représente un nouvel espoir pour le peuple syrien. Contrairement à la Libye, où le régime de Kadhafi est tombé après une intervention étrangère, cette avancée est menée par des Syriens eux-mêmes, prolongeant la révolution entamée en 2011. Le chef de HTS, al-Jolani, s’est détaché d’Al-Qaïda et de Daech, conscient que leur présence nuisait à la cause de l’opposition. Son objectif reste la chute de Bachar al-Assad, et il a tenté de rassurer les minorités, notamment chrétiennes, en protégeant leurs lieux de culte dans les zones contrôlées.

Cependant, cette dynamique interne s’inscrit dans un contexte régional très instable : l’Irak est fragilisé, le Liban est en crise et la Turquie s’inquiète des ambitions kurdes. Bien que la Turquie puisse être perçue comme un acteur influent, la rébellion reste avant tout syrienne. L’Europe, divisée sur la question, doit rapidement définir une stratégie commune. Certains pays, comme l’Italie, renouent avec Damas, tandis que la France refuse toute normalisation avec le régime. Un soutien international encadré est crucial pour stabiliser la Syrie, éviter que les factions les plus radicales ne prennent le dessus et permettre le retour des réfugiés. Ce processus sera long et complexe, mais il est essentiel pour reconstruire le pays et offrir aux Syriens la possibilité de contribuer à son avenir.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Iran : Pourquoi la révolution ? Trente ans après, où en est-on ?

Ali Keshtgar, 28 février 2009
La révolution de 1979 était-elle inévitable ? Il est de notre devoir de répondre à cette question car les enfants de ceux qui ont participé à la révolution et qui ont vécu toute leur vie sous la République islamique demandent sans cesse à leurs aînés : Pourquoi avez-vous fait la révolution ? Vous viviez sous un régime despotique qui, au moins, était moderne alors que la République islamique, elle, nous impose des lois encore plus arriérées. Pour ma part, après une vie passée à m’interroger sur les causes de cette révolution à laquelle j’ai participé, je réfute les thèses selon lesquelles la révolution est le simple résultat de l’action de la gauche ou du clergé radical sous la direction de Khomeini ou la conséquence de l’intervention étrangère ou encore des erreurs de Carter. La révolution de 1979 est un immense séisme dont les prémisses remontent à au moins trente ans ou même un siècle avant son déclenchement.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO