Elyamine Settoul
Elyamine Settoul est maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et docteur en science politique de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Spécialiste des phénomènes de radicalisation, des questions de sécurité et de défense, ses recherches portent également sur les migrations, l’ethnicité, les dynamiques identitaires et la place des armées dans les sociétés contemporaines.
Politiste et sociologue de formation, Elyamine Settoul développe une approche pluridisciplinaire des phénomènes de radicalisation et de violence politique. Ses travaux s’intéressent notamment aux processus d’engagement dans le djihadisme, aux mécanismes d’embrigadement idéologique, aux trajectoires individuelles et collectives de radicalisation ainsi qu’aux processus de désengagement. Il analyse ces phénomènes à partir d’une approche sociologique de terrain, attentive aux parcours des acteurs, aux contextes sociaux et politiques et aux représentations qui structurent les formes contemporaines d’engagement radical.
Docteur en science politique de Sciences Po Paris depuis 2012, Elyamine Settoul a développé un parcours académique et de recherche international. Il a notamment été doctorant invité à l’Université d’Oxford dans le cadre du programme OxPo en 2011, avant de poursuivre ses recherches comme chercheur postdoctoral à l’Institut national d’études démographiques (INED) entre 2012 et 2013.
De 2013 à 2015, il a été Jean Monnet Fellow au Robert Schuman Centre for Advanced Studies de l’Institut universitaire européen de Florence, où il a poursuivi ses travaux sur les questions politiques, sociales et sécuritaires liées aux migrations, aux identités et aux transformations des sociétés contemporaines.
Il a également enseigné à Sciences Po Paris avant de rejoindre le Conservatoire national des arts et métiers, où il est maître de conférences.
Les recherches d’Elyamine Settoul se situent au croisement de plusieurs champs : la radicalisation et le djihadisme, la sécurité et la défense, les migrations, l’ethnicité et les dynamiques identitaires. Cette approche lui permet d’étudier les phénomènes de violence politique au-delà des seules dimensions sécuritaires, en les replaçant dans leurs contextes sociaux, idéologiques et géopolitiques.
Ses travaux sur la radicalisation djihadiste portent notamment sur les trajectoires d’engagement, la propagande et les imaginaires mobilisés par les organisations djihadistes, les transformations du phénomène depuis Al-Qaïda et l’organisation État islamique, ainsi que sur les nouveaux enjeux liés au désengagement idéologique et à la prise en charge des personnes de retour de zones de conflit, souvent désignées comme les « revenants ».
Elyamine Settoul a participé à de nombreux projets de recherche nationaux et internationaux et intervient comme expert sur les phénomènes de radicalisation auprès de différents acteurs institutionnels, notamment des ministères, collectivités territoriales, observatoires spécialisés et acteurs de l’administration pénitentiaire.
Ses recherches portent également sur les institutions militaires et leur rôle politique et social. Il s’intéresse notamment à la place des armées dans les sociétés contemporaines, aux relations entre forces armées et pouvoir politique ainsi qu’aux spécificités de ces rapports dans les pays du Maghreb, du Proche-Orient et du Moyen-Orient.
Publications et travaux d’Elyamine Settoul
Elyamine Settoul est l’auteur et le contributeur de travaux consacrés à la radicalisation, au djihadisme, aux questions de défense et de sécurité, aux migrations et aux dynamiques identitaires.
Ses recherches cherchent notamment à dépasser les lectures simplificatrices de la radicalisation djihadiste en confrontant les différentes approches théoriques aux données issues de l’enquête sociologique et de l’analyse des trajectoires individuelles.
Il travaille également sur les transformations des organisations djihadistes, les mécanismes de recrutement et d’embrigadement, les discours et représentations mobilisés par leur propagande ainsi que les politiques de prévention, de désengagement et de réintégration.
En 2022, Elyamine Settoul a codirigé avec Agnès Levallois le numéro 122 de la revue Confluences Méditerranée, intitulé Pouvoir des armées, armées au pouvoir. Ce numéro analyse le rôle central joué par les armées et les appareils de sécurité dans les systèmes politiques du Maghreb, du Proche-Orient et du Moyen-Orient, ainsi que leurs relations avec les pouvoirs en place et les sociétés.
À travers ses publications, ses enseignements et ses interventions auprès d’acteurs institutionnels, Elyamine Settoul contribue ainsi à une meilleure compréhension des liens entre radicalisation, violence politique, sécurité, migrations et transformations sociales.
Elyamine Settoul et l’iReMMO
Elyamine Settoul intervient régulièrement à l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) dans le cadre de formations, rencontres et publications consacrées aux phénomènes de radicalisation, au djihadisme et aux enjeux de sécurité et de défense.
Il anime notamment des formations consacrées à la radicalisation djihadiste et aux nouveaux enjeux du désengagement, proposant une analyse sociologique des processus de radicalisation, des mécanismes d’embrigadement idéologique et des transformations du djihadisme contemporain.
Ses interventions permettent également d’aborder les politiques de prévention et de désengagement, la question des « revenants » ainsi que les évolutions des organisations et idéologies djihadistes depuis Al-Qaïda jusqu’à l’organisation État islamique.
Dans le cadre de la revue*Confluences Méditerranée, il a également contribué aux réflexions de l’iReMMO sur la place des armées et des institutions de sécurité dans les systèmes politiques de la région MENA.
Retrouvez sur le site de l’iReMMO les formations, conférences, publications et interventions d’Elyamine Settoul consacrées à la radicalisation djihadiste, au désengagement, aux questions de sécurité et de défense et aux transformations politiques et sociales du Maghreb et du Moyen-Orient.

Histoire du Maghreb et du Machrek. Aux racines des enjeux contemporains
Du 22 septembre au 17 novembre 2026 | Les mardis de 18h30 à 20h30
Depuis le déclin de l’Empire ottoman jusqu’aux bouleversements de la fin du XXe siècle, ces régions ont été traversées par des transformations profondes: mandats coloniaux, décolonisation, construction des États-nations, émergence d’idéologies transnationales et recompositions géopolitiques. L’objectif de ce séminaire est d’explorer les jalons historiques qui ont façonné ces espaces, en mettant en lumière les logiques internes comme les influences extérieures, afin de mieux comprendre comment le Maghreb et le Machrek se sont constitués en acteurs incontournables des équilibres régionaux et mondiaux.

Géopolitique du Maghreb
Du 24 septembre au 19 novembre 2026 | Les jeudis de 18h30 à 20h30
Depuis les indépendances dans les années 1950-1960, les pays du Maghreb continuent de faire face à d’importants défis, notamment économiques, politiques et sécuritaires, qui pèsent directement sur leur stabilité ainsi que leurs perspectives de développement. L’objectif de ce séminaire est d’étudier les principales composantes de ces défis tout en tentant de les restituer, à la fois dans leur contexte immédiat – national et régional – ainsi que dans tous ceux, bien plus larges – la mondialisation, notamment – qui font que le Maghreb est nécessairement un acteur des évolutions du monde.
ÉDITO
ÉDITO
Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»
La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.
Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée
LES ANALYSES DE CONFLUENCES
LES ANALYSES DE CONFLUENCES
Un Etat pour deux peuples ? une « stratégie » de renoncement
Jean-Paul Chagnollaud, 22 novembre 2010
Contribution du débat sur la Palestine dans la Croix du 19 novembre 2010 Encore quelques années et cela fera près d’un siècle que les Palestiniens sont en quête d’un Etat… Dans les années 1920, au début du mandat britannique, leur lutte se focalise sur une revendication forte et cohérente : un Etat sur toute la Palestine. Malgré la prégnance de l’arabisme alors dominant, cette lutte s’affirme de manière singulière d’autant plus qu’elle se nourrit de la confrontation avec le mouvement sioniste qui lui aussi veut un Etat sur cette terre. Mais cela ne dure pas. Au lendemain de la grande révolte de 1936, à la fois apogée et crépuscule de cette quête nationaliste, la question de Palestine devient une question arabe.