Jean-Paul Chagnollaud

Portait de Jean-Paul Chagnollaud souriant

Président de l’iReMMO
Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des Universités, directeur de la revue Confluences Méditerranée. Il est auteur de nombreux ouvrages et articles sur les relations internationales, la Méditerranée et le Moyen-Orient, dont notamment, Les frontières au Moyen-Orient (coécrit avec Sid-Ahmed Souiah, L’Harmattan, 2004), Quelques idées simples sur l’Orient compliqué (Ellipses, 2008), Atlas des Palestiniens : un peuple en quête d’un État (co-écrit avec Pierre Blanc et Sid-Ahmed Souiah, Autrement, 2014), L’invention tragique du Moyen-Orient (coécrit avec Pierre Blanc, Autrement, 2017), Israël-Palestine: la défaite du vainqueur (Actes Sud, 2017), Israël face à Israël (coécrit avec Pierre Blanc, Autrement, 2018) et Moyen-Orient, idées reçues sur une région fracturée (coécrit avec Pierre Blanc, Le Cavalier bleu, 2019), Proche-Orient, 7 ans de régression (2012-2019) (Coll. Bibliothèque de l’iReMMO, L’Harmattan, 2019), Le rendez-vous manqué des peuples. De l’échec des révolutions populaires aux dérives populistes (Autrement, 2022).

ÉDITO

ÉDITO

Le sort des migrants et réfugiés pris au piège en Libye. L’UE doit réagir au «naufrage de civilisation»

A la fin de l’année 2017, des images insoutenables d’hommes vendus comme de simples marchandises en Libye faisaient le tour du monde. L’heure était à l’indignation et aux promesses que des mesures seraient prises pour protéger ces réfugiés et ces migrants d’un système criminel organisé d’abus et d’exploitation. Images furtives, l’heure s’est écoulée, laissant la place à une nouvelle indignation, faisant oublier les promesses pourtant faites.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Pour le peuple syrien

En quelques jours, les attentats sanglants en Turquie et les raids israéliens sur la Syrie sont venus rappeler l’extrême gravité de la tragédie syrienne et les risques de déstabilisation régionale qu’elle comporte. Comme pour ajouter à la confusion, Mme Del Ponte, la magistrate internationale et membre d’une commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, s’est permise, sans preuves, d’accuser l’opposition d’avoir utilisé des armes chimiques. Venant ainsi mêler sa voix – aussitôt désavouée par l’ONU – à toutes celles qui cherchent à nier la réalité d’une situation dans laquelle un régime est entré en guerre contre son propre peuple. On a, en effet, prétendu bien des choses : que les heurts entre les manifestants et les forces de l’ordre étaient le fait d’éléments infiltrés venus de l’étranger, que l’Observatoire syrien des droits de l’homme publiait systématiquement des informations erronées, que l’opposition était inspirée et instrumentalisée par des Etats hostiles à la Syrie ou qu’elle ne relevait que de la mouvance fondamentaliste sunnite encline aux postures jihadistes et aux alliances avec Al-Qaeda.

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Lettre d’information