Étudiante en Master de relations internationales et sécurité à Sciences Po Paris, se spécialise dans la région du Moyen-Orient, des conflits et de leur médiation.
Penser la Syrie, plus d’un an après la chute du régime Assad, suppose d’observer comment les lignes de fracture accumulées depuis le Printemps arabe (2011) ont finalement cédé à un délitement inquiétant pour l’avenir du pays et pour sa capacité à maintenir son intégrité territoriale.
Par Barah Mikaïl, membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée
Paul Balta, 4 octobre 2010
Responsables politiques et militaires du Sud et du Nord se demandent si nous n’allons pas vers l’« afghanisation » du Sahel, à la suite des rudes coups portés, en Algérie, pendant le mois de Ramadan, à Al-Qaida au Maghreb islamique. En effet, le Sahel bordant l’Algérie, la Mauritanie, le Mali et le Niger est une vaste zone désertique (environ 7000 km2) où l’AQMI perçoit de l’argent en favorisant le trafic d’armes, voire de drogues, et les rançons pour libérer les otages occidentaux. Pour comprendre cette évolution, il convient de revenir sur ce Ramadan.