Étudiante en Master de relations internationales et sécurité à Sciences Po Paris, se spécialise dans la région du Moyen-Orient, des conflits et de leur médiation.
Penser la Syrie, plus d’un an après la chute du régime Assad, suppose d’observer comment les lignes de fracture accumulées depuis le Printemps arabe (2011) ont finalement cédé à un délitement inquiétant pour l’avenir du pays et pour sa capacité à maintenir son intégrité territoriale.
Par Barah Mikaïl, membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée
Loïc Kervran et Olivier Marty, 22 octobre 2012
Très affecté aux plans économique, social, et sécuritaire par le conflit voisin, le Liban est à la fois la victime et l’instrument de la crise syrienne. Au ralentissement de l’activité induit par les liens commerciaux, touristiques et financiers des deux pays, se greffent des conflits civils opposant partisans et opposants à Damas, tandis que le tissu social est éprouvé par l’afflux de réfugiés syriens. Pire, la porosité de la frontière expose aussi le Liban à des tentatives de déstabilisation de Damas qui augurent très mal de la chute éventuelle du régime.