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Adieu à Josette Audin

4 février 2019

J’ai découvert à 7 ans le nom et le visage si jeune de Maurice Audin, peu après son enlèvement par les parachutistes français à Alger. J’étais encore enfant, mais ma maman faisait partie du cercle restreint des « porteurs de valises ».

 

 

Notre petit appartement de la Porte de Vanves accueillait fréquemment des réunions: entre Français ou avec des militants du Front de libération nationale (FLN) algérien. Bientôt, il y aurait des piles de livres interdits: « La Question », d’Henri Alleg et « La Torture dans la République », de Pierre Vidal-Naquet..L’historien avait aussi écrit « L’Affaire Audin », que je me souviens avoir lu, mais un peu plus tard,

C’est tout cela qui me revient en apprenant la disparition de Josette Audin. Je ne crois pas avoir rencontré une autre combattante de cette trempe ! Pendant plus de soixante ans, elle aura lutté sans jamais céder pour savoir et faire savoir la vérité.

 

 

Sa mort m’attriste profondément, comme celle d’une très proche. Mais je suis heureux que ses derniers mois aient été éclairé par une grande victoire: la reconnaissance par le président de la République de la responsabilité de l’État et de son armée.dans l’assassinat de Maurice Audin. Il reste bien sûr beaucoup à faire pour que cette reconnaissance s’étendre à tous les disparus, à tous les assassinés de cette guerre barbare. Mais un grand pas en avant a été fait grâce à cette femme exceptionnelle.

Josette Audin est morte victorieuse. Ses enfants, Michèle et Pierre, peuvent être fiers de leur maman. Une leçon de courage et d’intelligence: on ne perd à coup sûr que les combats qu’on ne mène pas. Dans mon Panthéon et celui, j’en suis sûr, de milliers d’autres, elle prend place aux côtés de Dolorès Ibarruri. Deux passionnarias…

 

Dominique VIDAL
Membre du bureau de l’iReMMO – Responsable des Midis

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Le développement, réel défi pour la Tunisie contemporaine.

Barah Mikaïl, 29 avril 2011
La tempête qui souffle sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient connaît une issue pour le moins incertaine. Cependant, une idée convenue consiste le plus souvent à voir dans la Tunisie le cas d’un pays à même de consacrer l’idée d’une transition exemplaire vers la démocratie. Le tribalisme et le communautarisme y sont en effet quasi-inexistants ; la notion et le concept d’unité nationale n’y posent aucun problème, l’indépendance du pays ayant été obtenue en 1956 au nom d’une nation qui existait réellement ; la nécessité de se consacrer à une ère post-Ben Ali qui fasse entièrement fi du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et de ses affidés est quant à elle une idée partagée par l’ensemble de la population ou presque. A priori, peu d’entraves devraient donc se hisser sur la route qui va mener les Tunisiens à l’élection d’une Assemblée constituante le 24 juillet prochain.

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Lettre d’information de l’iReMMO