Monde arabe : les aléas d’une transition ratée

Monde Arabe aléas transition_BIMai 2017

La dynamique révolutionnaire qui s’est emparée du monde arabe n’en finit pas de surprendre tant par son ampleur que par sa portée. L’aspiration à la démocratie, au pluralisme et à la justice sociale laissaient croire que la région arabe allait enfin retrouver le sens de l’histoire. Aujourd’hui, l’heure est au pessimisme. Six ans après les révolutions, les pays arabes traversent leurs moments les plus difficiles. Au-delà de toute spéculation sur les évolutions politiques actuelles, le présent essai a pour ambition première d’analyser cette phase critique de l’histoire du monde arabe.

Auteur :

Smail Kouttroub, professeur à l’Institut Universitaire de la Recherche Scientifique, Université Mohamed V – Souissi – Rabat (Maroc).
Smail Kouttroub est un spécialiste des relations internationales, de géopolitique et des politiques migratoires. Chercheur associé à  l’Observatoire sur la Stabilité et la Sécurité en Afrique et en Méditerranée (OSSAM) EGE- Rabat, il est responsable de l’axe de recherche « Migrations et sécurité en Méditerranée Occidentale », Groupe de recherche « Géopolitique, identité et migrations ». Il enseigne depuis 2007 à l’Institut Universitaire de la Recherche Scientifique (IURS), Université Mohamed V- Souissi, Rabat. Il est docteur en droit de l’Université de Perpignan Via Domitia et ancien stagiaire de l’académie de droit international de La Haye et de l’école de formation des avocats de Montpellier.

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CONFLUENCES MÉDITERRANÉE

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Trump et le Moyen-Orient une politique irréfléchie de puissance

Le 16 décembre, le Sénat des États-Unis votait à une large majorité une résolution interdisant toute aide militaire américaine à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen. Même si ce vote est symbolique, c’est la première fois que l’une des deux chambres du Congrès affirme sa souveraine autonomie sur une question de guerre ou de paix, sous le « War Powers Act » (loi fédérale de 1973 limitant les pouvoirs du Président d’engager les forces armées dans des conflits sans le consentement du Congrès). Le Sénat passait aussi une résolution mettant nommément en cause le Prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) pour le meurtre de Jamal Khashoggi et exigeait des comptes à l’État saoudien.

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