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iReMMO, an 7

Nous avons créé l’iReMMO en 2011 parce que nous estimions nécessaire d’avoir un lieu de débats et de réflexion indépendant sur les enjeux socio-politiques de la Méditerranée, du Maghreb et du Moyen-Orient. Le temps passe vite et nous voilà déjà à l’aube de notre septième année.

Chiffre un peu symbolique qui renvoie à une certaine maturité dans le travail accompli comme dans l’expérience accumulée. En même temps, rien n’est jamais acquis et un institut comme le nôtre doit toujours se renouveler pour s’adapter à des environnements constamment en mouvement. C’est dans cet esprit que nous avons préparé la programmation de cette septième année qui débutera dès le 11 septembre. Elle est structurée en quatre pôles :

Les Midis et les Controverses qui démarrent dès le 13 septembre sur un rythme de une à deux rencontres par semaine.

Les formations avec deux séminaires semestriels : l’un, à partir du 5 octobre, consacré à l’impact du droit international au Moyen-Orient et l’autre, à partir du 6 octobre, sur l’économie et la géopolitique du Maghreb. Avec aussi plusieurs ateliers « 5 heures pour comprendre » ; le premier sur Israël/Palestine aura lieu le 8 octobre.

Des événements « Hors les murs » avec deux colloques : l’un le 27 novembre au Palais du Luxembourg à Paris sur Israël/Palestine et la nécessité d’une solution à deux Etats. L’autre sur la relation État/communautés au Moyen-Orient le 28 mars, en partenariat avec le Collège des Bernardins. Et, pour la première fois, l’iReMMO devient partenaire du Maghreb des livres de l’association Coup de soleil à l’Hôtel de ville de Paris qui devient donc en février 2018 : Le Maghreb et l’Orient des livres.

L’Université populaire propose une problématique inédite et originale avec pour thème : l’histoire méditerranéenne de la France en s’inspirant explicitement du remarquable ouvrage publié au Seuil : L’Histoire mondiale de la France. Plusieurs de ses contributeurs viendront participer à nos sessions mensuelles.

Sans oublier le voyage géopolitique en Égypte (du 2 au 10 novembre) organisé avec l’agence Hasamélis…

Bonne rentrée à toutes et à tous dans l’attente et le plaisir de vous recevoir 7 rue des Carmes…

 

Jean-Paul Chagnollaud
Président de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le choc des élections en Grèce

Christophe Chiclet, 17 août 2012
Suite à la grave crise financière, puis économique et sociale, la Grèce vient de plonger dans une crise politique majeure. Le bipartisme qui réglait la vie politique grecque depuis l’indépendance de 1832 (Populistes-libéraux ; Royalistes-Vénizélistes ; Monarcho facistes-communistes ; Conservateurs-socialistes) a volé en éclat lors des législatives anticipées des 6 mai et 17 juin 2012. Le paysage politique a été totalement chamboulé. Les socialistes du PASOK ont pris une déculotté historique alors qu’ils gouvernaient le pays quasiment sans interruption depuis 1981. Les partis traditionnels qui soutenaient les plans d’austérité imposés par la « Troïka » (UE, Banque mondiale, FMI) ont été lourdement sanctionnés. Le PASOK est arrivé en troisième position le 6 mai avec 13,18% des voix, perdant 30,7% par rapport aux législatives de 2009, perdant donc 109 députés, n’en gardant que 41, revenant au niveau électoral qu’il avait aux élections d’octobre 1974, trois mois après la chute de la dictature des colonels.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO