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Pourquoi la Turquie est aujourd’hui au cœur des préoccupations liées aux violences de genre?

L’actualité turque a récemment été marquée par l’ouverture, le 30 décembre dernier, du procès du meurtre d’Ayşe Tokyaz. Cette jeune femme, tuée par son ex-compagnon, un ancien policier, et dont le corps avait été dissimulé, s’est imposée comme un symbole des violences structurelles subies par les femmes en Turquie.

Ce drame, largement médiatisé en raison de la brutalité des faits et des défaillances institutionnelles qu’il met en lumière, rappelle que la Turquie figure parmi les pays de l’OCDE les plus durement touchés par les violences à l’encontre des femmes. À ce sujet, soulignons que depuis le retrait de la Convention d’Istanbul en 2021, la Turquie qui était le premier pays à l’avoir ratifié en 2012, devient 9 ans plus tard le premier État à s’en retirer. Une volte-face justifiée par les autorités au nom de la défense de la “structure familiale” et de la lutte contre “l’imposition de normes occidentales”, notamment l’égalité des genres et la reconnaissance des minorités sexuelles. Pourtant, une réalité toute autre existe : les protections juridiques ont été fragilisées, tandis que les violences restent massives et sous-documentées.

Selon la plateforme We Will Stop Femicide Platform, 394 féminicides et 258 décès suspects de femmes ont été recensés en 2024, soit le niveau le plus élevé depuis le début du suivi en 2010[1]. À cet égard, la recommandation générale des Nations unies définit la violence fondée sur le genre comme toute violence “dirigée contre une femme parce qu’elle est une femme ou qui l’affecte de manière disproportionnée”, incluant les atteintes physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques, ainsi que les menaces, la coercition et les privations de liberté[2]. Par ailleurs, l’indice mondial des inégalités entre les genres 2024 du Forum économique mondial classe la Turquie au 127ᵉ rang sur 146 pays, pointant la faible participation des femmes à la vie économique, leurs difficultés d’accès à l’éducation, leur sous-représentation dans la vie politique et l’impact persistant des normes sociales traditionnelles, souvent incompatibles avec les réformes législatives adoptées sur le papier[3]. Cet indice souligne ainsi que les violences ne constituent pas un phénomène isolé, mais s’inscrivent dans un ensemble de déséquilibres sociaux et institutionnels durables, largement influencés par des normes traditionnelles encore très prégnantes.

Quand les avancées juridiques se heurtent aux normes sociales

Revenons d’abord sur la chronologie des changements législatifs et institutionnels concernant la protection des femmes. L’évolution de leur statut en Turquie s’inscrit en effet dans un temps long, marqué à la fois par des projets de modernisation ambitieux et par la persistance de normes patriarcales qui en limitent la portée. Dès la seconde moitié du XIXᵉ siècle, un mouvement de femmes émerge au sein de l’Empire ottoman pour revendiquer l’égalité juridique. Mais ce n’est qu’avec la fondation de la République en 1923 que s’ouvrent les réformes les plus radicales : abolition de la polygamie, interdiction de la répudiation unilatérale, refonte du code civil, et, fait notable, octroi du droit de vote aux femmes en 1934, soit dix ans avant la France. Toutefois, cette modernisation législative se heurte rapidement au quotidien : les normes patriarcales restent profondément enracinées et réduisent la portée réelle de ces avancées légales[4]. Une seconde vague de réformes intervient dans les années 2000. Elle est certes encouragée par le processus d’adhésion à l’Union européenne, mais elle s’inscrit aussi dans une dynamique interne : la Turquie modernise ses institutions, réforme son cadre juridique et répond à une mobilisation croissante des mouvements féministes. L’ensemble de ces facteurs contribue à l’adoption de nouvelles mesures : création de lieux d’écoute et d’information, interventions plus systématiques de la police et de la gendarmerie, rôle accru des juges dans la protection des victimes, etc. À titre d’exemple, l’adultère cesse d’être un crime en 1998. Plus largement, la même année, la loi n° 4320 sur la “Protection de la famille” devient la première législation turque visant explicitement la violence domestique[5]. Dans la même période, le nouveau Code pénal (2005) élimine toutes les références à la chasteté, à l’honneur ou au mariage dans la définition des crimes sexuels : désormais, les crimes sexuels sont traités comme des atteintes à la personne. Les mécanismes juridiques permettant d’atténuer les peines des auteurs de crimes dits « d’honneur » sont abolis, et les peines encourues sont alourdies.

Dans le prolongement de ces évolutions, la ratification de la Convention d’Istanbul fait de la Turquie le premier État à s’engager formellement dans ce cadre, avant que ne soit adoptée, en 2012, la loi n° 6284, pierre angulaire du dispositif juridique de lutte contre les violences faites aux femmes. Mais cette dynamique est brutalement interrompue en 2021 lorsque le pays se retire de la Convention d’Istanbul, affaiblissant l’architecture juridique construite durant les années précédentes[6]. Ainsi, en 2021, au moins 33 femmes bénéficiant pourtant de mesures de protection prévues par la loi 6284 ont été tuées. Les audits publics et les rapports internationaux soulignent un même constat : l’écart entre la législation et son application demeure immense, en raison de normes sociales et familiales profondément ancrées qui freinent l’efficacité des dispositifs[7]. Faits rapportés notamment par le rapport conjoint de l’ONU Femmes et TÜİK, Women in Türkiye: A Statistical Overview 2024, qui souligne également un “écart majeur” entre la législation et son application ; expliquant que les normes sociales et familiales, profondément ancrées, limitent l’efficacité des mesures.

La banalisation croissante des violences contre les femmes exige de repenser le phénomène au-delà des seules normes patriarcales et culturelles, en l’inscrivant aussi dans le contexte des politiques de genre menées par l’AKP (Parti de la justice et du développement, parti au pouvoir depuis 2002). Si, à son arrivée au pouvoir, le parti mettait en avant une adhésion aux valeurs démocratiques occidentales et à une vision économique libérale, cette orientation a progressivement changé. À partir de 2007, l’AKP a déplacé son discours vers des références patriarcales soutenues par une religiosité plus affirmée, contribuant à transformer en profondeur l’approche de l’État vis-à-vis des droits des femmes[8]. Cette évolution se lit d’ailleurs dans les déclarations publiques de ses dirigeants. En 2010, Recep Tayyip Erdoğan, alors Premier ministre, affirme qu’il ne croit pas en l’égalité complète entre hommes et femmes. Quatre ans plus tard, en 2014, il déclare : “Vous ne pouvez pas mettre les femmes et les hommes sur un pied d’égalité ; c’est contre la nature car leur nature est différente.”[9].

De nos jours, les violences faites aux femmes en Turquie restent un phénomène massif et sous-documenté. Faute de données officielles complètes, ce sont souvent des ONG comme Kadın Cinayetlerini Durduracağız (“Nous stopperons les féminicides”) et Mor Çatı (“Toit violet”) qui réalisent l’essentiel de la documentation. Or l’absence de statistiques fiables constitue un obstacle majeur : sans reconnaissance politique claire, sans visibilité, la violence demeure invisible et, de fait, systémique. Cela explique pourquoi les violences deviennent routinières dans les médias, qui rapportent quotidiennement des cas de femmes violées, tuées ou maltraitées[10]. À cela s’ajoute un traitement médiatique souvent problématique : la presse dominante recourt fréquemment au vocabulaire des  “crimes passionnels”, qui dépolitise les violences structurelles et nourrit l’idée d’un problème individuel plus que systémique.

Afin d’illustrer l’ampleur du phénomène, on peut s’appuyer sur le dernier graphique publié en 2023 par l’OCDE, qui présente la proportion de femmes ayant subi des violences physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire intime, au moins une fois dans leur vie et au cours des douze derniers mois (données 2018). Ce graphique montre nettement que la Turquie figure parmi les pays affichant les taux les plus élevés :

 

Pour apporter plus de précisions à ces données, ajoutons que le gouvernement britannique rappelait en juillet 2025 qu’il est “difficile d’estimer” la prévalence réelle des violences en Turquie, faute d’un système national de collecte de données complet, mais qu’une enquête établissait néanmoins qu’environ 38 % des femmes avaient subi au moins une fois une violence physique et/ou sexuelle[11]. Certaines formes de violence prennent des expressions particulièrement tragiques : les suicides de femmes. Le roman Neige d’Orhan Pamuk, inspiré de faits réels, met en scène ceux de jeunes filles à Kars, soulignant la pression de l’honneur, de la religion, de la honte et de la famille dans un système où le contrôle du corps féminin devient un enjeu politique et moral. Ces suicides montrent que, derrière les évolutions juridiques, les normes patriarcales continuent de façonner profondément les destins des femmes.

Quand l’espace public devient un enjeu politique pour les féministes en Turquie

Dans un contexte politique changeant, un mouvement féministe particulièrement vif s’est structuré en Turquie. Loin d’être confiné à une élite intellectuelle ou universitaire, il traverse les générations, les classes sociales et dépasse largement les clivages partisans. Chaque 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, Istanbul devient le théâtre d’une confrontation récurrente entre manifestants et forces de l’ordre. Les rassemblements sont régulièrement interdits et souvent violemment dispersés, notamment sur l’avenue Istiklal (artère emblématique d’Istanbul et lieu historique des mobilisations politiques et sociales). L’utilisation du gaz lacrymogènes, des charges policières, des arrestations devient habituelle. Toutefois, face à ce climat répressif, les démonstrations n’ont jamais disparu. En 2024 encore, la police a entièrement bouclé l’avenue Istiklal et la place Taksim, interdisant l’accès aux manifestants, comme l’a documenté le journal VOA Türkçe[12]. Lors de ces manifestations, plusieurs militants ont été interpellés.

La même année, par exemple, 169 personnes ont été arrêtées à Istanbul lors du rassemblement du 25 novembre, comme le rapporte le journal Bianet[13]. Le gouvernement, lui, justifie ces interventions policières par des impératifs d’ordre public ; mais pour les associations féministes, arrêter des manifestants revient à envoyer un signal peu compatible avec la défense des droits des femmes[14]. Dans de nombreux pays européens, les manifestations féministes s’inscrivent dans un espace public où la liberté de manifester, bien que parfois encadrée, reste globalement reconnue et exercée sans entraves systématiques. Ce n’est donc pas le cas en Turquie, où les interdictions répétées et les interventions policières lors des rassemblements féministes sont devenues une pratique régulière des autorités. Ce décalage montre que la mobilisation féministe turque évolue dans un contexte beaucoup plus contraint, où accéder simplement à la rue constitue déjà un enjeu politique majeur. C’est cette restriction structurelle de l’espace de protestation qui rend la situation turque particulièrement importante à observer et à documenter.

D’autre part, l’essor des plateformes digitales a profondément transformé les formes de mobilisation. Campagnes hashtags, communautés en ligne, vidéos virales : les réseaux sociaux sont devenus des outils essentiels pour informer, sensibiliser et organiser l’action.

Ils permettent de :
 – diffuser massivement des témoignages et des récits personnels ;
 – mobiliser des milliers de personnes autour de campagnes comme #KadınCinayetleriniDurduracağız (« Nous arrêterons les féminicides ») ou  #MeToo.
 – donner une voix puissante aux nouvelles générations, qui utilisent TikTok, Instagram et Twitter pour dénoncer les inégalités et rendre visible ce que les institutions ne reconnaissent pas toujours.

En Turquie, cette dimension est d’autant plus centrale que l’usage des réseaux sociaux est particulièrement élevé : près de 20 millions de personnes utilisent X/Twitter, ce qui place le pays parmi les dix premiers au monde. Dans un paysage médiatique fortement polarisé, où les réseaux sociaux eux-mêmes peuvent faire l’objet de restrictions, ces plateformes deviennent un espace essentiel pour contourner les limites de l’espace public. Dans ce contexte, les campagnes féministes en ligne ne sont pas un simple prolongement des mobilisations de rue : elles constituent un lieu indispensable pour témoigner, se coordonner et imposer la question des violences de genre dans l’agenda public[15]

Ce mouvement a pris une nouvelle ampleur après le témoignage public de l’actrice et metteuse en scène Simge Günsan le 27 août 2025, qui a révélé des violences subies treize ans plus tôt. Son récit a déclenché un raz-de-marée : plus de 5 000 personnes ont partagé leurs expériences de violences sexistes et sexuelles sur les réseaux sociaux, générant plus de 30 millions de vues en une semaine. Les premières dénonciations visaient des figures de la photographie professionnelle, avant que le mouvement ne s’étende au monde artistique, universitaire, puis associatif. Les violences rapportées, allant du harcèlement en ligne aux agressions physiques et aux viols sous soumission chimique, révèlent toutes un fil rouge : la persistance d’une culture de l’impunité.[16].

Si la mobilisation actuelle est si dense, c’est parce qu’elle s’inscrit dans un héritage plus ancien, construit depuis les années 1980. Cette continuité historique explique sa solidité. Dès 1985 la Turquie ratifie la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Si l’initiative vient formellement de l’État, les mouvements féministes jouent un rôle central : campagnes publiques, rapports alternatifs, suivi des engagements, et mise en place des premiers mécanismes institutionnels en faveur de l’égalité. C’est également dans ce contexte qu’émergent les premiers refuges pour femmes battues. Les années 1990 et 2000 voient la consolidation d’organisations pionnières : Mor Çatı (1987), qui deviendra l’un des principaux acteurs de la lutte contre les violences domestiques ; Women for Women’s Human Rights – New Ways (1993), moteur des réformes du Code pénal et du Code civil ; la KAMER Foundation, très active dans le sud-est ; ou encore KA-DER (1997), engagée pour la représentation politique des femmes. Au fil des décennies, le féminisme turc s’est structuré autour d’outils autonomes et innovants : documentation indépendante des féminicides en l’absence de données officielles fiables ; accompagnement juridique des victimes et de leurs familles ; réseaux d’entraide pour échapper aux violences ; puis, plus récemment, usage massif des réseaux sociaux pour exposer les injustices et contourner le silence institutionnel. Contrairement à de nombreux pays européens où les associations bénéficient d’un financement public stable, les ONG féministes turques comme Mor Çatı et KAMER reposent en grande partie sur des ressources militantes et sur une collecte autonome de données, ce qui les rend plus vulnérables et renforce leur rôle politique.

Conclusion

L’ouverture récente du procès du meurtre d’Ayşe Tokyaz remet au premier plan la réalité des violences faites aux femmes en Turquie. Ce drame, loin d’être un cas isolé, met en évidence les failles persistantes du système de protection, entre insuffisance des dispositifs existants, application inégale des lois et poids durable des normes patriarcales. Dans ce contexte, la mobilisation féministe, dans la rue, en ligne et dans les tribunaux, reste l’un des rares leviers capables de rendre visibles ces violences et de maintenir la question des droits des femmes au cœur du débat public. Cette question dépasse, d’ailleurs, largement les frontières : le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul en 2021, suivi récemment par le vote du parlement de la Lettonie en faveur d’une sortie du même traité, montre que les reculs comme les avancées circulent d’un pays à l’autre. Néanmoins, n’oublions pas de souligner les défaillances du système turc ne revient pas à affirmer que d’autres pays seraient exemplaires. Bien au contraire : plusieurs États européens font eux aussi face à de graves lacunes dans la prévention et la prise en charge des violences. En France, 163 féminicides ont été recensés en 2025, le plus récent ayant eu lieu ce 27 décembre 2025, ce qui nous rappelle que, même dans des contextes juridiques réputés plus protecteurs, les violences persistent.

Lucie Laroche. Diplômée d’un master en Études méditerranéennes et moyen-orientales ainsi que d’un master en Sécurité internationale et défense. Elle est l’autrice de l’ouvrage Mères en quête de justice (L’Harmattan).

Notes

[1] «We Will Stop Femicide Platform 2024 Annual Report», Kadın Cinayetlerini Durduracağız Platformu, 9 janvier 2025.  We Will Stop Femicides Platform 2024 Annual Report

[2] Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Assemblée générale des Nations unies, publié le 9 mars 2021. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/violence-against-women

[3] Ce classement estime l’égalité des genres au sein d’un pays à travers une évaluation de quatre domaines clés: participation à la vie économique et opportunités dans ce domaine, niveau  d’éducation,  santé  et  survie  et  autonomisation  politique# les réformes juridiques qui tendent vers une plus grande égalité entre les genres ne sont pas toujours mises  en  œuvre  effectivement  en  raison  de  normes  sociales  traditionnelles  ancrées. «Condition des femmes – Turquie», OFPRA, 2025. 2509_tur_condition_des_femmes_164770_web.pdf

[4] Ípek Merçil, “Les violences contre les femmes en Turquie : entre modernisation et traditionnalisme”, Confluences méditérrannée, 2015. Les violences contre les femmes en Turquie : entre modernisation et traditionnalisme | Cairn.info

[5] Ípek Merçil, “Les violences contre les femmes en Turquie : entre modernisation et traditionnalisme”, Confluences méditérrannée, 2015. Les violences contre les femmes en Turquie : entre modernisation et traditionnalisme | Cairn.info

[6] En d’autres termes, il s’agit de dénoncer la violence devant le bureau du procureur ou le tribunal.

[7] “État des lieux des discriminations à l’égard des femmes en Turquie”, Euromedright, mars 2023. factsheet-Turquie_FR-1.pdf

[8] Elif Gözdasoglu Küçükalioglu, “Framing Gender-Based Violence in Turkey”, OpenEdition, 2018. Framing Gender-Based Violence in Turkey

[9] Elif Gözdasoglu Küçükalioglu, “Framing Gender-Based Violence in Turkey”, OpenEdition, 2018. Framing Gender-Based Violence in Turkey

[10] Céline Pierre-Magnani, “#MeToo wave sweeps across Turkey, starting in the world of photography”, Le Monde, 9 septembre 2025.  #MeToo wave sweeps across Turkey, starting in the world of photography

[11] «Country Policy and Information Note: Women Fearing Gender-Based Violence, Turkey», UK Home Office, juillet 2025. Country policy and information note: women fearing gender-based violence, Turkey, July 2025 (accessible) – GOV.UK

[12] «25 Kasım’da Taksim yine kadınlara kapatıldı, onlarca kişi gözaltına alındı», Voa Turkce, le 25 novembre 2024. Le 25 novembre, Taksim a de nouveau été fermé aux femmes, des dizaines de personnes ont été détenues

[13] EMK, «25 Kasım gözaltıları: 169 kişi serbest, üç göçmen GGM’de», Bianet, le 26 novembre 2024. 25 Kasım gözaltıları: 169 kişi serbest, üç göçmen GGM’de

[14] «Police in Turkey detain demonstrators seeking more protection for women against violence», APnews, 26 novembre 2024. Police in Turkey detain demonstrators seeking more protection for women against violence | AP News

[15] DataReportal, Digital 2025, Turkey: https://datareportal.com/reports/digital-2025-turkey

[16] Céline Pierre-Magnani, «#MeToo wave sweeps across Turkey, starting in the world of photography», Le Monde, 9 septembre 2025.  #MeToo wave sweeps across Turkey, starting in the world of photography

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La Ligne Durand, tracée en 1893 par les Britanniques, marque toujours la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan. Ce tracé arbitraire a divisé les populations pachtounes, ethnie majoritaire en Afghanistan, enracinant un irrédentisme persistant. L’histoire de cette frontière, née des rivalités impériales russo-britanniques, a contribué à de multiples insurrections et litiges, notamment autour du rêve d’un Grand Pachtounistan.

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