Lundi 16 février 2026 | 12h30-14h
Exclusivement en ligne
Rencontre avec :
René Otayek, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS et professeur à Sciences Po Bordeaux. Directeur du CEAN de 2004 à 2010, puis de LAM de 2011 à 2012, il est titulaire d’un doctorat de science politique de l’Université Montesquieu-Bordeaux IV et de l’habilitation à diriger des recherches (HDR). Spécialiste de l’Afrique subsaharienne et du monde arabe auxquels il a consacré de nombreuses publications, il est également l’auteur de deux romans historiques ayant pour cadre le Levant.
Modération: Elisabeth Longuenesse, docteure en sociologie, habilitée à dirigée des hecherches (HDR).
Tarifs et inscription
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Tarif plein 6 €
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Tarif réduit 3 €
Étudiant.e.s, demandeur.e.s d’emploi et personnes en situation de handicap
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Abonné.e.s 0 €
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Vue d’Occident, la femme arabe ou musulmane ne peut être que soumise, recluse et voilée, vouée à procréer et à s’occuper de son univers familial. Le constat n’est guère meilleur s’agissant des sociétés arabes et musulmanes où le déclin des idéologies séculières et la large diffusion de modèles religieux fondamentalistes d’inspiration sunnite ou chiite alimentent les discours et pratiques de subordination des femmes, voire même justifient leur invisibilisation totale comme en Afghanistan. De part et d’autre, on semble ainsi avoir oublié que ces sociétés ont, dès la seconde moitié du XIXe siècle, vu émerger des figures féminines engagées dans la lutte pour les droits des femmes. Cette dynamique a été particulièrement forte au Levant, avec les combattantes hors du commun, musulmanes ou chrétiennes, que furent les Egyptiennes Houda Chaaraoui, Malak Hifni Nassif, Nabawiyya Musa, et les Libanaises ou Syro-Libanaises Marie Ajami, Zaynab Fawwaz, Maryana Marrach, May Ziadé, Afifa Karam. A ces pionnières a succédé une nouvelle génération de féministes levantines, comme les Palestiniennes Fadwa Touqan et Mai Masri, l’Egyptienne Nawal al-Saadaoui, les Libanaises Anbara Salam Khalidi, Laure Moghaizel et Jocelyne Saab, la Syrienne Nazik al-Abid et l’Irakienne Nazik al-Malaika. L’Histoire a retenu les noms de certaines parmi elles, mais a oublié bien d’autres. Ce livre, qui est le premier à proposer un aussi large éventail de biographies – seize au total – réunies dans un même document, se veut un rappel contre cette amnésie collective.
Il est aussi un hommage à ces femmes libres qui ont bousculé l’ordre patriarcal au Levant.






