Syrie, le pays brûlé

Vendredi 2 décembre 2022 | 15h-18h

15h-15h15
Introduction
Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.
15h15-16h30
Le livre noir des Assad

Catherine Coquio, professeure de littérature comparée à l’Université Paris Diderot. Ancienne de Normale Sup et agrégée de lettres modernes, ses travaux portent sur l’étude de plusieurs génocides contemporains, le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 et le massacre dans l’enclave musulmane de Srebrenica en juillet 1995. Elle étudie particulièrement les questions liées au génocide sous l’angle du témoignage des survivants et de la littérature. Elle est également présidente de l’Association internationale de recherche sur les crimes contre l’humanité et les génocides (Aircrige).

Joël Hubrecht, responsable du Programme Justice pénale internationale / Justice transitionnelle à l’Institut des hautes études sur la justice (IHEJ). Il est membre du Comité Syrie-Europe après Alep. Il est en charge, depuis 2010, d’un séminaire sur la justice internationale et de transition, mis en place en collaboration avec le Ministère des affaires étrangères.

Modération: Christophe Ayad, journaliste au «Monde» et spécialiste du terrorisme.

16h45-18h

« Assad, ou on brûle le pays ! » : que reste-t-il de la Syrie ?

Ziad Majed, politiste franco-libanais, professeur et directeur du programme des études du Moyen-Orient à l’Université américaine de Paris (AUP), membre de l’iReMMO. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, articles et études sur les réformes, les transitions démocratiques, les élections, la société civile et la citoyenneté au Liban, en Syrie et dans la région arabe, dont Syrie, la révolution orpheline (Actes Sud, 2014) et Dans la tête de Bachar al-Assad (avec Farouk Mardam-Bey, Subhi Hadidi, Actes Sud, 2018).

Farouk Mardam-Bey, historien, bibliothécaire et éditeur franco-syrien. Bibliothécaire à l’Institut national des langues et civilisations orientales, il est nommé directeur de la bibliothèque de l’Institut du monde arabe en 1989 (où il devient conseiller culturel jusqu’à 1995). Il est directeur des éditions Sindbad depuis leur rachat par Actes Sud. Il est également auteur de plusieurs livres et essais sur la Syrie, la Palestine, le Monde Arabe, la France et la gastronomie.

Modération: Marie-France Chatin, journaliste à RFI.

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Présentation de l’éditeur

Ce livre redonne une voix à celles et ceux que la dictature de Hafez puis Bachar al-Assad s’est employé, et s’emploie toujours, à faire taire en Syrie et ailleurs. Il documente et dénonce des crimes que beaucoup voudraient oublier malgré leurs liens directs avec nos propres hantises (crise de l’accueil migratoire, crispation identitaire, attentats djihadistes, invasion russe de l’Ukraine…). Dans la lignée des grands Livres noirs, il retrace précisément les faits: terreur, emprisonnements massifs, tortures systématiques, sièges des villes, bombardements chimiques, exterminations ethnico-confessionnelles, « assainissement » démographique, dont il éclaire les ressorts historiques, géopolitiques et sociaux.
La révolution et la contre-révolution en Syrie nous révèlent certains fondamentaux de notre temps : à la fois la puissante aspiration à la liberté des sociétés longtemps brimées, la radicalisation sans retenue de toutes sortes de régimes autoritaires et l’affaissement des idéaux démocratiques dans les pays occidentaux. Au travers de témoignages, sous forme de récits, de textes littéraires, de photographies et de dessins, éclairés par les analyses des spécialistes des conflits du Proche-Orient ou des violences de masse, cet ouvrage d’une ampleur inédite, fait donc œuvre de mémoire, d’histoire et d’avertissement.
Contre le négationnisme, la banalisation, l’indifférence ou le silence. Et contre l’impunité de ceux qui, en exécutant leur mot d’ordre « Assad ou on brûle le pays » , ont mis la Syrie à feu et à sang.

Lettre d’information