La France et la Méditerranée

N° 63 Automne 2007
Dossier dirigé par Sébastien Abis
Dès l’hiver 2006, la rédaction de Confluences Méditerranée décida de programmer un numéro spécial « France » dans l’agenda éditorial de 2007, persuadée que cette année poserait en des termes nouveaux la question des relations futures entre l’Hexagone et le Bassin méditerranéen. C’était d’abord un souhait fort, puisque le calendrier des présidences européennes fixait rendez-vous à la France pour animer et guider durant le second semestre 2008 la politique de l’Union. Et nous étions intimement convaincus qu’il serait utile de consacrer un numéro dédié aux rapports franco-méditerranéens peu avant cette Présidence de l’Union, dans l’espoir que la Méditerranée puisse figurer haut dans l’agenda européen préparé par Paris
La face cachée de l’Algérie

N° 45 Printemps 2003
Dossier dirigé par Olfa Lamloum et Bernard Ravenel
Bien avant de se mettre en place, l’Année de l’Algérie en France, prévue pour 2003, avait déjà suscité des polémiques telles que les protagonistes français et algériens – les Etats – avaient été amenés à se positionner plus nettement. Du côté français on a pu alors constater, au-delà des décisions du pouvoir politique, les hésitations et les réticences du Quai d’Orsay. Ce qui, entre autres, en dit long sur l’appréciation réelle que porte l’appareil diplomatique français sur la réalité du pouvoir à Alger. Par contre, du côté algérien les intentions étaient alors clairement explicitées : « L’Année de l’Algérie en France se présente avant tout comme une formidable opportunité de structurer positivement cette image (négative)… dans le sillage de l’action engagée par le Président de la république au plan de la communication internationale » précise un document confidentiel du Comité national algérien.
Sexualité et sociétés arabes

N° 41 Printemps 2002
Dossier dirigé par Abderrahim Lamchichi
« Qu’il me baise des baisers de sa bouche car ses étreintes sont meilleures que le vin… » (Cantiques des cantiques). « Ce n’est pas un vin de vertige qui m’enivre, mais son regard, et sa marche ondulante a chassé mon sommeil. Ce n’est pas le sang de la treille qui me distrait, mais sa chevelure. Ce n’est pas le vin clairet qui me soulève, mais ses vertus si belles. Mon âme se noue aux boucles de sa tempe. Et je perds la raison en pensant à ce que voile sa tunique » (La Volupté d’en mourir, Traduction inédite d’un conte des Mille & Une Nuits (153 à 169) par Jamal Eddine Bencheikh, Editions Alternatives, 2001 ; p. 38). « Je pratique la religion de l’amour. Où que se tournent ses chevaux : Partout c’est l’amour qui est ma religion et ma foi » (Ibn al-‘Arabî, Turjumân al-‘ashwâq –L’Interprète des désirs–, poème traduit par A. Tlili, Beyrouth, 1961).
Euro-Méditerranée : un projet à réinvente

N° 35 Automne 2000
Dossier dirigé par Jean-Paul Chagnollaud et Bernard Ravenel
Le projet euro-méditerranéen est né il y a cinq ans à Barcelone. Al’époque, il avait suscité beaucoup d’espoirs parce que, pour la première fois, l’Union européenne et tous les pays riverains de la Méditerranée (à l’exception de la Libye) se sont efforcés de penser les termes d’une stratégie de long terme pour l’ensemble de la région. Cette conférence marquait donc un tournant a priori décisif par rapport à tout ce qui avait pu se faire auparavant : il ne s’agissait plus d’aborder — le plus souvent de manière bilatérale — une question particulière, aussi importante soit-elle, mais bien de tenter une approche globale des principaux problèmes concernant les sociétés méditerranéennes.