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Vent de révolte en Iran

« Lorsqu’il y a un évènement de cette importance on sent que tous les éléments sont là pour qu’il y ait une réaction. On sent que cette société iranienne supporte de moins en moins ce système politique, cette écrasante république islamique, avec les contraintes très fortes en particulier pour les femmes, mais pas que. »

Agnès Levallois, Maîtresse de recherche à la Fondation pour la Recherche stratégique et vice-présidente de l’iReMMO, intervenait dans Sens Public pour analyser les manifestations qui se tiennent en Iran après la mort de Masha Amini. Elle répond aux questions des journalistes : révolte ou révolution ? Le régime des mollahs peut-il vaciller ? Quel rôle peut jouer la communauté internationale alors que les négociations sur le contrôle du programme nucléaire sont dans l’impasse ? Qualifiant les sociétés moyen-orientales actuelles comme des sociétés « en mouvement », elle rappelle que ces manifestations sont loin d’être les premières. Elles sont particulières par l’intervention massive et ouverte des femmes iraniennes, qui ne veulent plus vivre dans ces conditions, celles-ci s’aggravant depuis l’élection du président conservateur Raïssi. Le pouvoir ne sait pas vraiment comment réagir à ces mouvements singuliers, explique la chercheuse, et les répressions sont à la mesure de l’inquiétude qu’elle suscite pour lui, il craint pour sa légitimité de plus en plus remise en question. Elle était accompagnée de Mahnaz SHIRALI (Sociologue et politiste, spécialiste de l’Iran) et de Christian Makarian (Éditorialiste international au Point et à Radio Classique).

« La jeune génération ne peut plus vivre sous le joug de cette république islamique […] La réaction du pouvoir est à la mesure de l’inquiétude qu’elle suscite [pour lui] […] Cette légitimité est remise en question par de nombreux iraniens et nombreuses iraniennes. »

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Kosovo : logique du pire ?

Robert Bistolfi, 25 janvier 2008
A la jonction de plusieurs conflits, le dossier du Kosovo est de nouveau au devant de la scène. L’échec politique de l’intervention internationale se lit dans l’absence de rapprochement entre Serbes et Kosovars albanophones. Le plan Ahtisaari qui est sur la table opère un renversement du schéma de sortie de crise initial, et son application serait lourde d’incertitudes. L’interférence des grandes puissances (positions opposées, étatsunienne et russe) joue sur les dynamiques politiques divergentes à Belgrade et Pristina, reflétées par les élections récentes ou en cours.

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Lettre d’information de l’iReMMO