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Guerre entre le Hamas et Israël : « Il faut arriver à un cessez-le-feu »

J’espère que la trêve va continuer évidemment et puis surtout, au delà des trêve l’idée c’est qu’il faut arriver  à un cessez-le-feu, je pense que tout le monde en est conscient maintenant. D’autant plus que je ne vois pas très ce que signifie aujourd’hui une reprise de la guerre bien évidemment du côté israélien, il y a bien des raisons à celà. Mais je ne vois pas très bien où cela conduit. Déjà, les israéliens tiennent la partie Nord de Gaza mais  c’est un peu une impasse stratégique. Si on va d’une trêve à une autre pour aller vers un cessez-le-feu ça veut dire qu’à un moment donné il faudra poser des questions politiques. 

 

Vous vous rendez compte que donner des armes aux citoyens, ça veut dire quoi ? Cela veut dire qu’on prépare des formes de guerre civile. Il y a un principe majeur dans n’importe qu’elle État, c’est que c’est l’État qui contrôle la violence, c’est le monopole de la violence légitime comme le disent les sociologues. Si on commence à distribuer des armes, ça veut dire que ce n’est plus contrôlable. N’importe qui pourra tirer sur n’importe qui. C’est absolument dramatique d’en arriver là. C’est pour cette raison qu’un cessez-le-feu, au sens le plus fort du terme, vous avez compris avec l’interdiction des armes – qui n’est effectivement pas le chemin pris aujourd’hui – à ce moment-là on pense politique.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Un entretien de Monika Borgmann et Lokman Slim à propos de « Massaker. Sabra et Chatila par ses bourreaux »

Conversation entre Monika Borgmann et Lokman Slim sur le film-documentaire Massaker : Sabra et Chatila par ses bourreaux, dont ils sont les réalisateurs avec Hermann Theissen. Les propos ont été recueillis par Sandra Barrère.

La publication de cet entretien s’inscrit dans la série des hommages qui font suite à l’assassinat le 4 février 2021 au sud du Liban de l’intellectuel libanais. Unanimement reconnu pour sa grande culture, la finesse de ses raisonnements et l’âpreté de ses critiques à l’égard du Hezbollah, Lokman Slim était surtout un être libre. À ce titre, il exerçait son esprit critique tous azimuts, aussi bien à l’endroit du régime syrien, comme en témoigne le film Tadmor (Palmyre) cosigné avec Monika Borgmann en 2017, qu’à l’endroit de l’armée israélienne, ce que le documentaire Massaker, sorti en 2006, manifeste nettement.

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Lettre d’information de l’iReMMO