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« Le processus d’invisibilisation des Palestiniens qui était à l’œuvre depuis des années s’est inversé »

La spécialiste du Moyen-Orient Agnès Levallois souligne, dans une tribune au « Monde », le décalage entre les sociétés arabes qui soutiennent la population palestinienne et leurs gouvernants, plus prudents, ce qui va peser sur l’accord de trêve fragile entre Israël et le Hamas.

Le processus d’invisibilisation des Palestiniens s’est inversé. L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas apporte un soulagement temporaire, mais pose la question de l’avenir politique des Palestiniens, essentiel pour sortir de la crise. La guerre a perturbé les efforts de normalisation entre Israël et les pays arabes, notamment l’Arabie saoudite, qui s’oriente vers une initiative de reconnaissance d’un État palestinien tout en cherchant à contenir l’influence iranienne.

Sur le plan régional, l’affaiblissement du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran redéfinit les équilibres géopolitiques, tandis que les sociétés arabes manifestent un soutien accru aux Palestiniens, amplifiant le fossé avec leurs gouvernements. Plus les Palestiniens ont été marginalisés, plus leur cause est devenue visible, rendant impossible d’envisager un avenir sans solution politique durable.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le développement, réel défi pour la Tunisie contemporaine.

Barah Mikaïl, 29 avril 2011
La tempête qui souffle sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient connaît une issue pour le moins incertaine. Cependant, une idée convenue consiste le plus souvent à voir dans la Tunisie le cas d’un pays à même de consacrer l’idée d’une transition exemplaire vers la démocratie. Le tribalisme et le communautarisme y sont en effet quasi-inexistants ; la notion et le concept d’unité nationale n’y posent aucun problème, l’indépendance du pays ayant été obtenue en 1956 au nom d’une nation qui existait réellement ; la nécessité de se consacrer à une ère post-Ben Ali qui fasse entièrement fi du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et de ses affidés est quant à elle une idée partagée par l’ensemble de la population ou presque. A priori, peu d’entraves devraient donc se hisser sur la route qui va mener les Tunisiens à l’élection d’une Assemblée constituante le 24 juillet prochain.

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Lettre d’information de l’iReMMO