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Iran: Les contestations peuvent-elles faire vaciller le régime ?

Depuis fin décembre, un vaste mouvement de contestation secoue l’Iran. Sa répression, d’une ampleur inédite, aurait fait plusieurs milliers de morts, selon certaines estimations. Pour les autorités iraniennes, ces soulèvements seraient le résultat d’ingérences étrangères, notamment des États-Unis et d’Israël, mais cette interprétation peut être largement remise en cause, la mobilisation étant avant tout portée par une partie de la population iranienne elle-même.

Fait notable par rapport aux contestations précédentes, le mouvement est parti des commerçants, pourtant proches du pouvoir. L’effondrement de la monnaie a rendu la situation intenable pour eux, avant que d’autres franges de la population ne rejoignent la mobilisation. En 1978, les contestations qui avaient conduit à la chute du Shah d’Iran étaient, elles aussi, parties des commerçants.

Ces manifestations s’inscrivent également dans la continuité du mouvement « Femme, vie, liberté » de 2022, qui a profondément remis en cause les fondements mêmes de la République islamique. Menacé, le régime avait alors été contraint de faire des concessions, en particulier sur le port du voile, amenant un certain nombre d’Iraniens à prendre conscience qu’il était possible de faire bouger les choses. 

Pour autant, le pouvoir iranien reste soutenu par une partie de la population, et l’hypothèse d’un renversement populaire paraît peu probable au regard des nombreux leviers de répression dont il dispose. De même, la perspective d’une action américaine semble s’être éloignée, tant son succès et les conséquences qu’elle pourrait entraîner paraissent incertains.

Intervention d’Agnès Levallois

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Chypre, victime de la spéculation financière

Christophe Chiclet, 26 juin 2012
Pour la première fois depuis sont entrée dans l’UE, Chypre va présider l’Union le 1er juillet 2012 pour six mois. Ainsi, de façon inédite, l’UE va être présidée par un communiste, Dimitri Christofias, l’actuel président au pouvoir depuis 2008, ayant été secrétaire-général de l’AKEL (Parti progressiste du peuple travailleur) de 1988 à 2008. Parallèlement, elle subit un contexte de tensions, tant sur le plan financier car elle est devenue la cible des fameuses agences de notations, que sur le plan géopolitique puisque la Turquie maintient des positions très dures à son égard en lui refusant l’accès des ports turcs ; et cela en contravention de l’accord d’union douanière qui oblige pourtant Ankara à consentir cela à tous les pays de l’Union européenne.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO