Signé à Versailles, le protocole d’accord entre Washington et Téhéran prévoit un cessez-le-feu, la réouverture du détroit d’Ormuz et une levée progressive des sanctions, accompagnée d’un soutien financier à la reconstruction.
Mais cet accord reste largement déséquilibré : les concessions iraniennes apparaissent limitées, tandis que des zones essentielles demeurent floues, notamment sur la question nucléaire, réduite à des engagements très généraux. Un recul notable par rapport aux cadres précédents.
Dans le même temps, les frappes israéliennes se poursuivent au Liban, s’inscrivant dans une logique de destruction de territoires et contribuant à alourdir un bilan humain déjà dramatique, avec des milliers de victimes civiles. Parallèlement, la situation à Gaza, pourtant catastrophique, tend à disparaître du débat public.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud