Article publiée sur l’Humanité le 9 janvier 2018
Article publiée sur l’Humanité le 9 janvier 2018
Penser la Syrie, plus d’un an après la chute du régime Assad, suppose d’observer comment les lignes de fracture accumulées depuis le Printemps arabe (2011) ont finalement cédé à un délitement inquiétant pour l’avenir du pays et pour sa capacité à maintenir son intégrité territoriale.
Par Barah Mikaïl, membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée
Uri Avnery, 12 février 2011
JUSQU’AU tout dernier moment, les dirigeants israéliens ont tenté de maintenir Hosni Moubarak au pouvoir. C’était sans espoir. Même la force des États-Unis fut impuissante face à ce tsunami de colère populaire. En fin de compte ils se sont rangés à un pis-aller : une dictature militaire pro-occidentale. Mais sera-elle réellement l’issue ?FACE À UNE SITUATION nouvelle, la première réponse d’Obama est en général admirable. Puis, semble-t-il, il considère les choses une seconde fois. Puis une troisième. Puis une quatrième. Le résultat final est un virage à 180 degrés. Lorsque les foules ont commencé à se rassembler sur la place Tahrir, il réagit exactement comme la plupart des honnêtes gens aux États-Unis et même dans le monde entier. Il y eut une admiration sans bornes pour ces courageux jeunes gens et jeunes femmes qui affrontaient la redoutable police secrète de Moubarak pour exiger la démocratie et les droits humains.