Home » Dans les médias » Appel au cessez-le-feu à Gaza: les Américains « réfléchissent à une architecture plus globale »

Appel au cessez-le-feu à Gaza: les Américains « réfléchissent à une architecture plus globale »

Assiste-t-on à un tournant dans la guerre que mène Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza ?
 

Les États-Unis ont appelé pour la première fois depuis le début du conflit à un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza, dans une résolution présentée à l’ONU mercredi 20 mars. Une revirement certainement en gestation depuis déjà plusieurs semaines. Ce dernier s’explique par l’enjeu de la présidentielle américaine, qui se jouera en fin d’année et donc la volonté de Biden d’aller dans une direction politique, avant novembre.

Cette demande de cessez-le-feu constitue sûrement une première étape, dans laquelle les Américains veulent essayer de ralentir le rythme, pour ensuite, peut-être, en venir à des questions plus politiques. À très moyen terme, l’idée est de réfléchir à une architecture plus globale. Dans cette optique, l’Arabie saoudite est le pays arabe qui va jouer un rôle important, qui est en capacité de le faire et en liaison étroite avec les États-Unis. La première étape est un cessez-le-feu et la libération des otages.

Si en premier lieu on aperçoit un schéma de justification humanitaire, ce sont en arrière plan des pistes politiques qui se construisent et s’articulent au plan humanitaire.

On peut espérer que cette initiative américaine rende au Conseil de Sécurité son rôle et son pouvoir d’action.

 

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

Lire la suite »

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Dictature un mal arabe ?

Paul Balta, 10 janvier 2012
« Paul Balla Michel Aflak, le Syrien orthodoxe qui a fondé le parti Baas – en français, « Résurrection » – en avril 1947 à Damas avec son compatriote sunnite Salah al-Din al-Bitar, a défini le socialisme arabe comme un mélange de socialisme – et non de marxisme, jugé matérialiste et athée – et de nationalisme panarabe. La devise du parti était ainsi « Wahdah, Hurriyah, Ishtirrakiyah », soit  » Unit é, Liberté, Socialisme » : à côté de l’ambition de créer un seul État arabe, ce premier parti Baas, anticolonialiste et anti-impérialiste, qui prônait la laïcité pour abolir les frontières confessionnelles divisant la nation arabe, se voulait clairement démocratique. »

Lire la suite »
Lettre d’information de l’iReMMO