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Après l’attaque iranienne contre Israël, la crainte d’une « guerre avec le Hezbollah » au Liban

Pendant que l’Iran présente son attaque comme une opération d’autodéfense après la frappe du 1er avril contre le consulat iranien à Damas imputée à Israël et qui avait tué sept membres des Gardiens de la révolution, et fait au total 16 morts, cette attaque a entrainé des condamnations internationales mais aussi des appels unanimes à la retenue. La France va « tout faire pour éviter l’embrasement », a indiqué lundi le président Emmanuel Macron, tandis que Londres et Berlin ont demandé à Israël de s’engager dans la voie d’une désescalade.

Le cabinet de guerre israélien s’est, lui, réuni deux fois afin de discuter d’une éventuelle réponse, tandis que l’armée a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses opérations contre le Hamas à Gaza, qualifié de « mandataire de l’Iran ». Selon les experts militaires, la riposte israélienne semble inévitable, même si la forme que pourraient prendre ces représailles reste incertaine.

Après avoir longtemps sous-traité son hostilité à l’égard de l’État hébreu aux Houthis du Yémen et au Hezbollah libanais, l’Iran a choisi d’attaquer directement Israël. Pourquoi prendre un tel risque ?

Au-delà de l’attaque du consulat à Damas le 1er avril, Israël a mené d’autres opérations ces derniers temps contre les Gardiens de la révolution, en particulier en Syrie. L’Iran se devait de réagir directement pour asseoir sa crédibilité et montrer que ces assassinats ciblés n’étaient plus tolérables pour la République islamique.

Par ailleurs, les attaques du 7 octobre ont porté un coup à la crédibilité d’Israël en termes de supériorité militaire. Cela peut inciter un pays comme l’Iran à passer à l’action pour montrer que l’État hébreu n’est pas invulnérable, même si la supériorité d’Israël est bien réelle.

Est-ce que cela signifie que l’Iran, qui dispose de l’un des programmes balistiques les plus avancés du Moyen-Orient, est en mesure de mener des attaques de plus grande envergure ?

Si l’Iran avait vraiment décidé de rentrer dans une escalade, le pays avait les moyens de faire beaucoup plus. Cela signifie que l’Iran ne souhaite pas aller au-delà de ce qui a été fait. Les Iraniens sont des stratèges et savent très bien jusqu’où ils peuvent aller afin d’éviter leur crainte ultime : que les Américains et les Israéliens détruisent les installations nucléaires qu’ils sont en train de construire patiemment depuis des années.

Malgré ce risque calculé de l’Iran, une riposte israélienne semble inévitable. Quelle forme peut-elle prendre ?

L’option la plus réaliste semble celle d’une guerre ouverte contre le Hezbollah au Liban, une offensive dont rêve Netanyahou et une partie de l’armée israélienne car la milice reste l’alliée la plus proche de l’Iran et dispose d’un arsenal bien plus important que celui du Hamas.

Le ministre israélien de la Défense est également favorable à cette option. Selon lui, elle permettrait le retour des Israéliens qui ont quitté le nord du pays à cause de la menace que faisait planer sur eux le Hezbollah. On sait qu’il y a une partie de la population israélienne qui est de plus en plus remontée contre le gouvernement à cause de cela. C’est un enjeu important pour Israël.

Attaquer le Hezbollah permet de réagir sans prendre le risque d’attaquer directement le territoire iranien. Cela permet également d’éviter d’entrer en confrontation avec les États-Unis, qui ne veulent pas d’une riposte israélienne en Iran.

Est-ce que la décision que prendra Israël constituera un test d’autorité pour le président américain Joe Biden ?

Absolument. On a bien vu ces dernières semaines que la relation entre Netanyahou et Biden était difficile. Or, le président américain a été très clair sur le fait qu’il ne voulait pas d’une riposte israélienne en Iran. C’est un test pour la capacité de Biden à exercer des pressions fortes sur Netanyahu. Cependant, attaquer l’Iran ne pourra se faire qu’avec l’approbation américaine car Israël a besoin du soutien militaire des États-Unis pour mener une telle opération.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Hommage de Paul Balta à Anouar Abdelmalek, décédé le 15 juin 2012.

Paul Balta, 21 novembre 2012
Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Je voudrais tout d’abord remercier le Docteur Mahmoud Ismaïl pour avoir organisé cette séance d’hommage au grand intellectuel Anouar Abdel-Malek, feu mon cousin, qui s’est éteint le 15 juin dernier à Paris. Avant d’évoquer son parcours, permettez-moi d’expliquer comment nous étions cousins. Georges Haddad, mon arrière-grand-père, était un Libanais, grec catholique, qui avait émigré en Égypte, en 1850, pendant la Nahda, la « Renaissance », sous le règne de Mohamed-Ali. Il épousa Hanem Boctor, une copte orthodoxe. Cette aïeule, commune à ma mère, Fanny Haddad, et à celle d’Anouar, Alice, appartenait à une famille copte, partagée entre propriétaires fonciers de la région d’Assiout, en Haute Égypte, et hauts fonctionnaires vivant au Caire : les Scandar, les Guirguis, les Abdel-Malek. Mon père étant français, et ma mère égyptienne, j’ai donc deux patries : la France et l’Égypte que j’aime également.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO