Le contexte politique israélien est particulièrement tendu à l’approche des prochaines élections législatives du 27 octobre. Une enquête du journal Haaretz accuse Netanyahou d’avoir ignoré un avertissement évoquant le risque élevé d’une attaque du Hamas quelques jours avant le 7 octobre 2023.
Cette actualité enfonce la coalition au pouvoir encore plus bas dans les sondages pour les élections législatives du 27 octobre.
Critiqué pour l’échec à ce jour de la guerre en Iran et du traitement de la question du nucléaire iranien, Netanyahou remobilise l’argument sécuritaire en adoptant des positions très fermes sur le sud-Liban et la Palestine.
La liste portée par Gadi Ezenkot, ancien ministre et chef d’état-major israélien, est favorite aux prochaines élections.
Il entend renforcer le caractère libéral de la démocratie en Israël, mis à mal notamment par une remise en question des pouvoir des la Cour Suprême et l’instauration de lois sécuritaires radicales.
Toutefois, Gadi Ezenkot promet l’amélioration des moyens militaires de Tsahal et rejette fermement une solution à deux états, ce qui laisse à penser que la colonisation de la Palestine n’est pas prête de ralentir.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud