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Bientôt un cessez-le-feu à Gaza?

Les événements à Rafah vont bientôt marquer la fin d’une séquence terrible. Nous allons bientôt comprendre que l’usage des armes dans cette guerre a engendré une impasse stratégique. La question de l’après va donc finir par s’imposer. Admettons que Tsahal réussisse à contrôler cette zone, au prix des déplacés, de beaucoup de destructions que va-t-il en faire ensuite ?  Si on ne se décide pas, comme le souhaite beaucoup d’acteurs internationaux , tout ceci n’aura servi à rien en terme d’avancée pour le règlement d’un conflit qui a un siècle d’histoire. 

Il faut absolument parler politique. Les Israéliens veulent faire en sorte que cette zone soit totalement détruite pour ensuite la contrôler mais cela ne règlera pas le conflit israélo-palestinien. Il faut absolument basculer vers les négociations et qu’elles deviennent centrales. Aujourd’hui, elles sont à chaque fois, pour 1000 raisons, repoussées. Il n’y a eu qu’une seule finalité en novembre avec un cessez-le-feu de quelques jours. Nous arrivons pourtant au stade où l’armée israélienne va être physiquement limitée puisqu’elle va finir de détruire l’entièreté de la bande à un moment donné. Il faut penser à l’après et enclencher un règlement plus profond et global. Cette guerre n’a actuellement aucun sens, tant elle ne sert pas l’avenir. Elle est justifiée selon le critère de sécurité et exprime ainsi seulement un rapport de force. Or, un rapport de force ne va en rien résoudre le conflit israélo-palestinien, cela va au contraire l’aggraver très fortement. 

Il y a deux obsessions. Celle de Netanyahou qui veut aller vers cette victoire totale, ce qui a a un sens tactique mais aucun sens sur le plan global. Le Hamas est dans une perspective où le rapport au temps est particulier. Le référentiel du Hamas est plutôt eschatologique, avec une vision de très long terme. Peu importe le nombre de victimes, ce qu’ils souhaitent c’est pouvoir rééquilibrer le rapport de force à leur manière et ils estiment qu’ils ont le temps. 

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les défis à relever par Nabil Al-Arabi, nouveau secrétaire général de la Ligue arabe.

Paul Balta, 14 juin 2011
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, au nom prédestiné, Nabil Al-Arabi (l’Arabe) a été élu Secrétaire general de la Ligue arabe, le 15 mai 2011. Il y avait déjà un candidat, le Qatari Abderrahmane Al-Attiya. Toutefois, en raison des réticences de plusieurs pays, Al-Arabi a été appelé à la rescousse. Cette solution a permis à ceux qui l’ont convaincu (les militaires, le gouvernement,) de faire d’une pierre deux coups : cette fois encore, le Secrétaire général de la Ligue est un Égyptien ! Intègre, il avait rompu avec le régime d’Hosni Moubarak en 2001. Très populaire, il a fait partie, fin de janvier 2011, du Comité de trente sages, choisis par les jeunes de la place Al-Tahrir pour dialoguer avec les autorités. Diplômé en droit international de l’Université de New York, Al-Arabi, 76 ans, a été présent dans toutes les grandes négociations internationales auxquelles son pays avait participé.Nommé ministre le 6 mars, il avait, en dix semaines, énergiquement secoué la diplomatie égyptienne déclinante et sous influence américaine.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO