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Conflit au Proche-Orient: «Dans de telles conditions, Benyamin Netanyahou a les mains libres»

La guerre à Gaza s’inscrit dans le long conflit israélo-palestinien, marqué depuis 1967 par l’occupation par Israël de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est, et de Gaza (jusqu’en 2005), suivie d’un blocus. Cette occupation est jugée illégale par le droit international, notamment par un avis de la Cour internationale de Justice en 2024. Israël ne cherche pas seulement à riposter contre le Hamas, mais vise à éliminer définitivement la question palestinienne, en écartant toute solution diplomatique, une approche historiquement défendue par l’extrême droite israélienne, qui mise sur l’usage de la force.

Bien qu’Israël soit perçu comme victime après l’attaque du Hamas en octobre 2023, le gouvernement de Benyamin Netanyahou, soutenu par les États-Unis, utilise tous les moyens militaires à sa disposition. Ce soutien permet à Israël de prolonger le conflit, malgré les critiques internationales, notamment en étendant la guerre au Hezbollah au Liban et potentiellement à l’Iran.

Cette politique, centrée sur l’usage de la force, génère un chaos immense, tant à Gaza où la population est démunie, qu’au Liban où des destructions massives et des déplacements forcés s’intensifient. Dans ces conditions, un avenir pacifié semble impossible, avec une radicalisation croissante des deux sociétés, israélienne et palestinienne. Alors que les négociations et le dialogue s’affaiblissent, la perspective d’une solution fondée sur deux États paraît peu probable en raison de la situation sur le terrain et du manque d’unité internationale. Le risque est celui d’un conflit sans fin, avec des conséquences tragiques pour la région.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Hommage de Paul Balta à Anouar Abdelmalek, décédé le 15 juin 2012.

Paul Balta, 21 novembre 2012
Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Je voudrais tout d’abord remercier le Docteur Mahmoud Ismaïl pour avoir organisé cette séance d’hommage au grand intellectuel Anouar Abdel-Malek, feu mon cousin, qui s’est éteint le 15 juin dernier à Paris. Avant d’évoquer son parcours, permettez-moi d’expliquer comment nous étions cousins. Georges Haddad, mon arrière-grand-père, était un Libanais, grec catholique, qui avait émigré en Égypte, en 1850, pendant la Nahda, la « Renaissance », sous le règne de Mohamed-Ali. Il épousa Hanem Boctor, une copte orthodoxe. Cette aïeule, commune à ma mère, Fanny Haddad, et à celle d’Anouar, Alice, appartenait à une famille copte, partagée entre propriétaires fonciers de la région d’Assiout, en Haute Égypte, et hauts fonctionnaires vivant au Caire : les Scandar, les Guirguis, les Abdel-Malek. Mon père étant français, et ma mère égyptienne, j’ai donc deux patries : la France et l’Égypte que j’aime également.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO