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Conflit Israël-Hamas: «Sans une pression concrète des Américains sur Israël, il ne se passera rien»

Le gouvernement israélien avait déclaré qu’une fois les opérations finies dans le Nord de la bande de Gaza, ils s’attaqueraient au Sud. Certains avaient espéré qu’avec la trêve qui a été conclue, et qui a duré quelques jours, on éviterait de passer à la phase numéro deux qui risque d’être encore plus violente que la première. Finalement, on voit que le gouvernement israélien a décidé de continuer, et Netanyahou n’a de cesse de dire qu’il veut aller jusqu’au bout, sans qu’on sache très bien ce que cela  veut dire.

La référence faite par Netanyahou au droit international ne correspond à rien. L’armée israélienne avait déjà demandé à la population du Nord d’aller dans le Sud, et que maintenant que les attaques touchent le Sud, les Palestiniens n’ont aucune possibilité d’essayer d’éviter ces bombardements. Ils ne peuvent aller nulle part. Au-delà de ce qu’on peut imaginer, on voit de plus en plus de voix, dont celle de la vice-présidente des USA qui demande qu’on cesse ces bombardements parce que le prix pour la population civile va être absolument monstrueux.

Depuis le début de cette guerre, on voit qu’il y a beaucoup de déclarations aussi bien du Président Biden que de son Secrétaire d’État, mais s’il n’y a pas de pression concrète exercée sur Israël, cela ne servira strictement à rien si ce n’est qu’à se donner bonne conscience pour dire que les Américains tentent de faire quelque chose. S’il n’y a pas une remise en question de la stratégie militaire israélienne par las Américains et si les États-Unis continuent de soutenir de manière inconditionnelle l’armée israélienne, rien ne se passera, et Israël continuera la stratégie qu’il a mise en place.

Il y a un flou de la part de acteurs et partenaires avec lesquels Macron dit vouloir travailler. Ils ont du mal à suivre la stratégie française, si stratégie il y a. On peut tout à fait se poser la question sur le sens de ses différentes déclarations, et la meilleure preuve de cette incompréhension, c’est le fait que le président français, à Dubaï, n’a pas réussi à réunir quelques ministres arabes afin de discuter avec eux des différentes possibilités. Ils ont tous décliné l’invitation. Cela est très révélateur de l’incompréhension de la stratégie française qui dans un premier temps soutient inconditionnellement Israël pour faire un peu volte-face quelques jours après. Tous ça ne permet pas à la France de jouer un rôle significatif.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO

ÉDITO

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L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Maroc : les leçons du scrutin législatif

Abderrahim Lamchichi
24 septembre 2007
Le premier fait marquant du scrutin législatif marocain du 7 septembre 2007 est l’annonce même de tels résultats si déconcertants, donc… parfaitement crédibles ! Ce qui accrédite la déclaration des observateurs étrangers attestant de la régularité de la consultation. Certes, à l’évidence, en cette matière, tout est relatif. Clientélisme, cooptation, notabilités locales, encadrement serré du territoire par une administration encore largement d’essence “makhzénienne”… sont des pratiques “néopatrimoniales” avérées. Mais imagine-t-on, un moment, feu Driss Basri, l’ancien ministre de l’Intérieur de Hassan II, se résoudre à publier de semblables résultats, d’où il ressort clairement que seul un électeur sur trois s’est rendu aux urnes ? C’est que le Maroc a profondément changé.

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Lettre d’information de l’iReMMO