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De Caracas à Gaza, l’ordre international en crise

L’opération menée par Donald Trump au Venezuela s’inscrit dans une logique de rapports de force assumés, révélatrice du retour d’un monde régi par la loi du plus fort. Elle vient fragiliser encore un peu plus les principes qui fondaient l’ordre international issu de l’après-Seconde Guerre mondiale, déjà mis à rude épreuve.
 
Ce recul du droit international est particulièrement visible au Proche-Orient, où le plan de paix à Gaza demeure à l’arrêt, sans perspective réelle. Alors même que les violations des règles internationales se poursuivent, les mécanismes censés garantir leur application apparaissent paralysés. De Caracas à Gaza, la pusillanimité de la communauté internationale se fait ainsi écho, notamment du côté de la France et des pays européens, dont l’inaction interroge face à la nécessité d’imposer le respect du droit à Israël.
 
                                                                                                                                                                         Intervention de Jean-Paul Chagnollaud

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les raisons de l’assassinat des trois militantes Kurdes

Christophe Chiclet, 18 janvier 2013
L’exécution des trois militantes du Parti des travailleurs du Kurdistan en plein Paris, le 9 janvier 2013, s’inscrit dans le contexte de négociations entre le gouvernement turc et les rebelles du PKK, pour mettre fin à un conflit vieux de 28 ans, qui a fait plus de 40.000 morts et des centaines de milliers de déplacés. Il s’inscrit aussi dans le contexte d’un jeu d’échecs à trois : Ankara, Damas et les Kurdes.  Jeudi 9 janvier, trois femmes se sont retrouvées au 147 rue Lafayette, dans les locaux de la Fédération des associations kurdes de France, où est aussi abrité le bureau du Centre d’information du Kurdistan. Le 147 comme l’appellent les Kurdes est une des vitrines légales du PKK en France.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO