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Frappes américano-britanniques sur des sites des Houthis au Yémen

Les Houthis ont mené plusieurs attaques jusqu’à aujourd’hui, et donc les Américains, accompagnés des Britanniques, se devaient d’être crédibles en répliquant, car ils avaient déclaré qu’ils ne resteraient pas sans réponse. Ces attaques ont de nombreuses conséquences et mettent à mal le commerce international, ce qui représente un élément qui doit être pris en compte dans la riposte pour les Américains.

Tout le monde s’accorde à dire que personne ne veut l’embrasement de la région et que les différents protagonistes font en sorte de l’éviter. Cependant, lorsque l’on voit les opérations menées par les Houthis et la riposte américaine et britannique, on peut craindre un dérapage. Le double sentiment que j’ai, c’est que tous les acteurs sont sur le fil, c’est-à-dire que chacun a sa crédibilité qu’ils mettent en avant pour justifier des attaques ou des ripostes, en prenant la peine de dire qu’évidemment, on ne veut pas d’un embrasement régional. Mais lorsque l’on voit la multiplication des acteurs, on ne peut être qu’inquiet de ce risque qui existe.

 

L’Arabie saoudite est très embêtée, car elle était engagée avant le 7 octobre dans un processus de paix au Yémen, une guerre qui dure depuis plus de 8 ans. Les Saoudiens veulent se désengager militairement. Le rapprochement entre l’Arabie saoudite et l’Iran en mars dernier était un moyen d’arriver à un accord de paix au Yémen. Avec le comportement des Houthis, tout ceci vole en éclat, mais les Saoudiens restent très prudents, puisqu’ils ne veulent pas rajouter d’attention et préserver les discussions avec les Houthis au Yémen pour trouver un accord de paix. Il s’agit d’une composante importante de la solution de paix dans ce pays.

Il faut bien comprendre que l’action des Houthis répond à deux impératifs ; tout d’abord un impératif intérieur afin de montrer qu’ils sont un acteur important avec des moyens militaires pour renforcer leur position vis-à-vis des Saoudiens dans la négociation de paix. Et c’est aussi un moyen de renforcer la position en interne au sein de la population Yéménite, dont les Houthis représentent un tiers. Cette population est traditionnellement proche des Palestinien, ainsi c’est un moyen de montrer que les Houthis soutiennent les Palestiniens qui ne sont pas souteus par tant de pays que ça.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Quand le conflit du Sahara Occidental s’invite dans les vignes Bordelaises

Christophe Chiclet, 22 octobre 2012
Tout le monde se méfiait du plombier polonais. Le mistigri n’est jamais venu ! Personne n’avait vu venir le vendangeur sahraoui au fin fond de la Gironde, dans le nord-Médoc, à Pauillac. Pauillac est une bourgade d’un peu plus de 5.000 habitants, sur les bords de l’estuaire de la Gironde. La ville est surtout connue pour ses grands crus médocains. Elle compte 78 viticulteurs, dont la moitié est formée de grands et riches propriétaires de châteaux, voire très grands et très riches. En face, une classe moyenne à peine palpable et peu de commerces dans les petits villages du Médoc. Mais une multitude d’ouvriers agricoles dont certains n’ont même pas les moyens de s’acheter une voiture pour aller travailler.

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Lettre d’information de l’iReMMO