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Gaza:« Empêcher une population civile de se nourrir, au même titre que tirer dessus, est un crime de guerre»

Les médias arabes en parlent déjà comme du « Massacre de la farine ». Jeudi, une distribution de nourriture dans l’ouest de la bande de Gaza a viré au drame, après que des soldats ont ouvert le feu sur la foule qui se pressait vers des camions d’aide alimentaire, faisant une centaine de morts. Le Hamas et Israël s’opposent sur le déroulé des évènements. Le ministère de la Santé de la bande de Gaza, dirigée par le Hamas, évoque un « massacre », faisant état d’au moins 112 morts et 760 blessés. De son côté, Israël a reconnu des « tirs limités » par des soldats qui se seraient sentis « menacés », et considère que la plupart des victimes ont été tuées dans la bousculade.

Dans la foulée, les condamnations internationales se sont multipliées. Ce drame illustre le point d’incandescence auquel est désormais porté le conflit israélo-palestinien.

Que peut-on dire de la situation humanitaire sur place ?

Que sait-on des objectifs poursuivis par les Israéliens ?

Emmanuel Macron a fait part de sa « profonde indignation » sur X (anciennement Twitter) après la fusillade de jeudi. Le chef de l’Etat appelle à un cessez-le-feu et au respect du droit international. La France a toujours revendiqué tenir une position d’équilibre face au conflit israélo-palestinien, est-ce le début d’un changement de pied ?

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Pour un « accord de solidarité » entre l’Union européenne et la Tunisie

Jean-François Coustillière, 29 avril 2011
Jean-François Coustillière écrit – L’Union européenne doit imaginer un objectif ou un horizon réellement séduisant qui puisse mobiliser non seulement les décideurs mais aussi les populations en Tunisie. La Tunisie a connu une révolution qui se traduit aujourd’hui par un processus de reconstruction de l’Etat sur de nouvelles bases différentes avec le souci d’améliorer la qualité de la gouvernance et celle de la participation du peuple à la conduite des affaires nationales. D’autres pays du pourtour méditerranéen connaissent des révoltes également motivées, le plus souvent, par la dégradation des conditions de vie des populations, et plus particulièrement un déficit considérable d’offres d’emplois. Ces événements connaissent des développements très différents allant de la guerre civile, comme en Libye, à un raidissement politico-social conservateur, comme en Syrie, ou à l’amorce de modernisation comme en Egypte, voire au Maroc. Seule la Tunisie est engagée dans un véritable processus de reconstruction fondamentale.

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Lettre d’information de l’iReMMO