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Gaza: un avenir suspendu

L’espoir d’une paix à Gaza paraît de plus en plus lointain. Dans un contexte de crise humanitaire aggravée par la reprise de l’offensive militaire, le cabinet de sécurité israélien a approuvé un plan de « conquête » de l’enclave.

Depuis quelques jours, il y a un certain malaise français que nous pouvons voir dans quelques voix françaises qui commencent à s’élever à la déclaration de Delphine Horvilleur et Anne Sinclair qui toutes deux ont fait un texte pour dire qu’il n’est plus possible de soutenir cette guerre à Gaza comme l’a fait en partie la communauté juive au nom de la défense d’Israël qui peut tout à fait se comprendre après les massacres du 7 octobre, mais qui n’est plus tenable comme position vu ce qui se passe à la Bande de Gaza aujourd’hui. Il y a une petite évolution dont certains considèrent bien trop tard, à cause des ampleurs de la bande de Gaza qui ne datent pas d’hier, mais qui montre qu’il y a un frémissement et une prise en compte de ce malaise dans l’incapacité de certains  de dénoncer les massacre du Hamas et d’autres de dénoncer la brutalité des bombardements israéliens.

Ça était devenu l’enjeu de calcul politique de « bas niveau », quand on voit aujourd’hui que c’est le Rassemblement National qui défend l’État d’Israël, et que ça ne suscite pas plus de débat, je reste absolument sans voix. Car on sait très bien l’attitude de ce parti politique : il défend Israël alors qu’il a eu des propos les plus antisémites qu’ils soient et qu’on renverse complètement les choses, ce qui est inacceptable. En plus, le fait que beaucoup de politiques ne s’opposent pas à cela, pose une vraie question, car on voit que le nœud de tout ça pour le RN est de joindre l’État d’Israël contre l’Islam et les musulmans avec la volonté de les mettre de côté. C’est inacceptable que ce sujet prenne cette forme-là dans le débat politique français et ne peut conduire qu’à un véritable désastre.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Impact des révoltes arabo-méditerranéennes sur les relations euro-méditerranéennes

Jean-François Coustillière, 29 avril 2011
Depuis décembre 2010, des soulèvements émergent dans différents pays arabes du pourtour méditerranéen. Généralement motivés par la dégradation des conditions de vie des populations, en liaison avec un déficit considérable d’offres d’emplois, ils connaissent des développements très différents allant de la guerre civile, comme en Libye, à un raidissement politico-social conservateur, comme en Syrie, ou à l’amorce d’une véritable transition démocratique, comme en Tunisie voire en Egypte. Face à cette situation, les décideurs européens habitués à traiter avec des pouvoirs globalement homogènes dans leurs gouvernances autoritaires et corrompues, éprouvent des difficultés à adapter leurs discours et leurs initiatives.

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Lettre d’information de l’iReMMO