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Guerre à Gaza, le point de vue palestinien

Tout d’abord, l’Égypte refuse d’avoir une seconde Nakba sur son sol, mais ce n’est pas l’unique raison pour laquelle l’Égypte ne veut pas avoir de transfert de la population palestinienne de Gaza dans le Sinaï. La deuxième raison, c’est qu’elle n’a pas du tout envie d’avoir une base arrière du Hamas et du Jihad islamique sur son sol. Il faut rappeler qu’Al Sissi, qui est au pouvoir en Égypte, a pour ennemi juré les Frères musulmans et qui sont la maison mère du Hamas.

Il faut également faire une distinction claire entre les États et les sociétés. Pour les sociétés du monde arabo-musulman, la Palestine est le cœur battant de l’identité de ces sociétés, c’est quelque chose qui fait corps, qui réunit, c’est un ciment identitaire très fort. Il y a une pression qui a toujours été très forte de la part des opinions arabes sur leur gouvernement, ce qui avait été un peu moins le cas ces derniers temps puisqu’on a vu une vague de normalisation des relations entre les États arabes et Israël.

L’Arabie saoudite était  était sur le point de signer un accord  absolument historique avec Israël. À l’heure actuelle, ce n’est absolument plus possible, ce qui nous montre la centralité de la question palestinienne. Ce processus de normalisation a déraillé  et il faudra un peu de temps  pour qu’il soit à nouveau sur la table.

Cependant, certains États arabes aimeraient bien arriver à une normalisation avec l’État d’Israël, mais les opinions arabes n’y sont pas du tout favorables.

Joan Deas, directrice exécutive de l’iReMMO

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Un Etat pour deux peuples ? une « stratégie » de renoncement

Jean-Paul Chagnollaud, 22 novembre 2010
Contribution du débat sur la Palestine dans la Croix du 19 novembre 2010 Encore quelques années et cela fera près d’un siècle que les Palestiniens sont en quête d’un Etat… Dans les années 1920, au début du mandat britannique, leur lutte se focalise sur une revendication forte et cohérente : un Etat sur toute la Palestine. Malgré la prégnance de l’arabisme alors dominant, cette lutte s’affirme de manière singulière d’autant plus qu’elle se nourrit de la confrontation avec le mouvement sioniste qui lui aussi veut un Etat sur cette terre. Mais cela ne dure pas. Au lendemain de la grande révolte de 1936, à la fois apogée et crépuscule de cette quête nationaliste, la question de Palestine devient une question arabe.

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Lettre d’information de l’iReMMO