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Guerre à Gaza, le point de vue palestinien

Tout d’abord, l’Égypte refuse d’avoir une seconde Nakba sur son sol, mais ce n’est pas l’unique raison pour laquelle l’Égypte ne veut pas avoir de transfert de la population palestinienne de Gaza dans le Sinaï. La deuxième raison, c’est qu’elle n’a pas du tout envie d’avoir une base arrière du Hamas et du Jihad islamique sur son sol. Il faut rappeler qu’Al Sissi, qui est au pouvoir en Égypte, a pour ennemi juré les Frères musulmans et qui sont la maison mère du Hamas.

Il faut également faire une distinction claire entre les États et les sociétés. Pour les sociétés du monde arabo-musulman, la Palestine est le cœur battant de l’identité de ces sociétés, c’est quelque chose qui fait corps, qui réunit, c’est un ciment identitaire très fort. Il y a une pression qui a toujours été très forte de la part des opinions arabes sur leur gouvernement, ce qui avait été un peu moins le cas ces derniers temps puisqu’on a vu une vague de normalisation des relations entre les États arabes et Israël.

L’Arabie saoudite était  était sur le point de signer un accord  absolument historique avec Israël. À l’heure actuelle, ce n’est absolument plus possible, ce qui nous montre la centralité de la question palestinienne. Ce processus de normalisation a déraillé  et il faudra un peu de temps  pour qu’il soit à nouveau sur la table.

Cependant, certains États arabes aimeraient bien arriver à une normalisation avec l’État d’Israël, mais les opinions arabes n’y sont pas du tout favorables.

Joan Deas, directrice exécutive de l’iReMMO

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Stratégie Europe 2020 : qu’en est-il de la Méditerranée ?

Iván Martin, 7 avril 2010
C’est le 7 février 2007, dans son discours à Toulon en pleine campagne électoral à la Présidence française où il avait évoqué pour la première fois son projet d’Union Méditerranéenne, que Nicolas Sarkozy a proclamé : « je veux être le Président d’une France qui fera comprendre à l’Europe que son avenir, son destin même, se trouve en Méditerranée ». À son tour, en septembre 2008, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, réclamait l’établissement du siège du Secrétariat de l’Union pour la Méditerranée créé solennellement dans le Sommet de Paris du 13 juillet 2008 à Barcelone évoquant « sa vocation méditerranéenne et son rôle comme symbole des efforts de toute l’Europe et de la Méditerranée pour construire un futur commun ». Deux mois plus tard, l’Espagne à remporté un succès diplomatique indiscutable en obtenant effectivement la désignation de Barcelone comme siège de l’UpM lors de la Conférence Ministérielle de Marseille du 3-4 novembre 2008.

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Lettre d’information de l’iReMMO