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Guerre à Gaza, le point de vue palestinien

Tout d’abord, l’Égypte refuse d’avoir une seconde Nakba sur son sol, mais ce n’est pas l’unique raison pour laquelle l’Égypte ne veut pas avoir de transfert de la population palestinienne de Gaza dans le Sinaï. La deuxième raison, c’est qu’elle n’a pas du tout envie d’avoir une base arrière du Hamas et du Jihad islamique sur son sol. Il faut rappeler qu’Al Sissi, qui est au pouvoir en Égypte, a pour ennemi juré les Frères musulmans et qui sont la maison mère du Hamas.

Il faut également faire une distinction claire entre les États et les sociétés. Pour les sociétés du monde arabo-musulman, la Palestine est le cœur battant de l’identité de ces sociétés, c’est quelque chose qui fait corps, qui réunit, c’est un ciment identitaire très fort. Il y a une pression qui a toujours été très forte de la part des opinions arabes sur leur gouvernement, ce qui avait été un peu moins le cas ces derniers temps puisqu’on a vu une vague de normalisation des relations entre les États arabes et Israël.

L’Arabie saoudite était  était sur le point de signer un accord  absolument historique avec Israël. À l’heure actuelle, ce n’est absolument plus possible, ce qui nous montre la centralité de la question palestinienne. Ce processus de normalisation a déraillé  et il faudra un peu de temps  pour qu’il soit à nouveau sur la table.

Cependant, certains États arabes aimeraient bien arriver à une normalisation avec l’État d’Israël, mais les opinions arabes n’y sont pas du tout favorables.

Joan Deas, directrice exécutive de l’iReMMO

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Hommage de Paul Balta à Anouar Abdelmalek, décédé le 15 juin 2012.

Paul Balta, 21 novembre 2012
Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Je voudrais tout d’abord remercier le Docteur Mahmoud Ismaïl pour avoir organisé cette séance d’hommage au grand intellectuel Anouar Abdel-Malek, feu mon cousin, qui s’est éteint le 15 juin dernier à Paris. Avant d’évoquer son parcours, permettez-moi d’expliquer comment nous étions cousins. Georges Haddad, mon arrière-grand-père, était un Libanais, grec catholique, qui avait émigré en Égypte, en 1850, pendant la Nahda, la « Renaissance », sous le règne de Mohamed-Ali. Il épousa Hanem Boctor, une copte orthodoxe. Cette aïeule, commune à ma mère, Fanny Haddad, et à celle d’Anouar, Alice, appartenait à une famille copte, partagée entre propriétaires fonciers de la région d’Assiout, en Haute Égypte, et hauts fonctionnaires vivant au Caire : les Scandar, les Guirguis, les Abdel-Malek. Mon père étant français, et ma mère égyptienne, j’ai donc deux patries : la France et l’Égypte que j’aime également.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO