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Guerre entre le Hamas et Israël: cette guerre est sans issue

Cette guerre est sans issue, et même si cette offensive était inévitable pour Israël, elle n’a pas d’objectif militaire ou de horizon politique. Il y a la volonté d’écraser le Hamas et la bande Gaza avec deux millions de personnes qui n’ont nulle part où aller. Le Secrétaire général des Nations Unies, devant le Conseil de sécurité, a lancé un avertissement disant que la situation est impossible sur le plan humanitaire et que cette guerre est une absurdité politique, d’autant plus que l’objectif de détruire le Hamas reste presque impossible à obtenir.

Les USA sont les maîtres du jeu, et ils veulent laisser à Israël la possibilité d’aller au bout de leur objectif de guerre qu’ils estiment ne pas avoir encore été atteint, mais même si on arrive à neutraliser certains chef militaires du Hamas, quelle serait l’importance au vu des objectifs affichés? La plupart des chefs du Hamas sont en fait à l’étranger ou en Cisjordanie. Mais surtout peut-on réellement éradiquer une organisation qui accompagne l’histoire palestinienne depuis 40 ans, depuis sa fondation à la fin des années ’80?

Si cette guerre va se terminer par un cessez-le-feu, il interviendra après des destructions terribles et des souffrances dramatiques. Il aura comme conséquence qu’Israël restera dans la bande de Gaza et voudra profiter de sa victoire pour consolider son statut de puissance occupante aussi en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Cela implique que ces drames n’auront servi à rien, si ce n’est qu’à engendrer une autre forme de domination encore plus violente qui va provoquer de multiples actions en retour: de terrorisme, diront certains, ou de résistance, diront d’autres, de violence en tout cas.

Le rôle de la communauté internationale est donc essentiel pour ramener le politique au centre du discours. La solution à deux États commence de ce fait à réapparaître. Cependant, le problème sera d’identifier qui portera la voix des Israéliens et des Palestiniens, parce que Netanyahou d’un côté et l’Autorité palestinienne de l’autre sont en perte de vitesse absolue, mais il faut commencer à poser les bases pour que la violence ne reste pas le seul instrument.

Certainement Netanyahou ne veut pas de solution politique, et ses alliés sont encore plus extrémistes. Ils veulent établir une domination sans partage sur la Cisjordanie. Il faut en tout cas toujours avoir à l’esprit qu’Israël est une puissance occupante. Même si elle a été attaquée par le Hamas d’une manière épouvantable, cela ne fait pas disparaître le fait qu’il y a toujours une occupation. Comme le dit Haaretz encore ces jours, ce que cherche à faire Netanyahou est de vider Gaza de sa population ou du moins d’une grande partie d’elle. D’après les aspirations de certains ministres, l’Égypte devrait accueillir des milliers de réfugiés pour des raisons humanitaires, et les conditions impossibles de vie à la suite des bombardements constituent un prétexte pour justifier cette position.

Aujourd’hui, il faudrait de vrais hommes d’État comme l’était Rabin qui disait «il faut combattre le terrorisme comme s’il n’y avait pas de négociations, et il faut négocier comme s’il n’y avait pas de terrorisme». L’homme d’État avec cette clairvoyance ne peut pas être Netanyahou qui est dans son tunnel idéologique avec une seule idée en tête: assurer la sécurité d’Israël qui finalement conduit à l’insécurité absolue.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Trafics d’armes dans les Balkans : Nouvelles révélations

Christophe Chiclet, 6 août 2012
De juin 1991 à août 2001, les conflits dans l’espace ex-yougoslave n’ont jamais cessé. Les informations sur les trafics d’armes, de drogue et autre ont souvent fait la une de la presse spécialisée. On croyait presque tout savoir, surtout après l’arrestation de criminels de guerre serbes, croates, bosniaques et albanais. Mais en décembre 2011, un journaliste slovène, Blaz Zgaga a fait de nouvelles révélations fracassantes. Lors du déclenchement des guerres yougoslaves en juin-juillet 1991, l’opinion publique européenne a découvert des scènes de guerre inconnue depuis 1945 sur le vieux continent. La JNA (Armée nationale yougoslave), contrôlée par les Serbes étaient largement équipée. Mais après 1968, et l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, Josip Broz Tito a craint une intervention de Moscou en Yougoslavie. Il a donc mis en place les défenses territoriales dans chaque République de la Fédération socialiste. Des arsenaux ont ainsi été cachés en Slovénie, Croatie, Bosnie, Macédoine… A l’été 1991, les indépendantistes slovènes, au départ pacifistes, ont pioché dans ces arsenaux de la défense territoriale pour faire reculer la JNA.

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Lettre d’information de l’iReMMO