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Iran: la révolte s’étend, les mollahs s’inquiètent

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO et maîtresse de conférence à la Fondation pour la Recherche Stratégique, est intervenue sur “C dans l’air” le 21 novembre au sujet des mouvements de protestation en Iran. Elle commence par revenir sur l’étendue des manifestations :

“Ces manifestations deviennent de plus en plus violentes car le régime est complètement dépassé, il n’aurait jamais imaginé que ces manifestations qui partaient d’une histoire dramatique s'étendent dans tout le pays. Car aujourd’hui toutes les couches de la société sont touchées, les femmes, les hommes, les ouvriers, les commerçants (le bazar a été touché); et ce sont des signaux pour le régime.”

Puis Agnès Levallois compare les évènements iraniens à la révolution en Syrie et la réponse du régime en 2011:

“Lorsque j’ai vu comment le mouvement évoluait, j’ai pensé immédiatement à ce qui s’était passé en Syrie. Ce sont des régimes qui ne connaissent que la répression, et qui veulent justifier par cette répression l'idée qu'il n’y a pas d’autres solutions, car en face se sont des fous furieux, et donc il faut tuer tout le monde.”

Finalement, elle fait le lien avec les sanctions internationales sous les coups desquelles est l’Iran depuis plusieurs années, qui impactent la jeunesse du pays: 

“Je pense que c’est aussi l'aboutissement de toutes ces années de sanctions qui ont épuisé la société iranienne, très lourdes, sans aucun espoir d’aboutissement vu qu’il n’y aura pas de négociations [futures]. L’avenir est donc complètement bouché, la société est exsangue, et là-dessus un président est élu, ultra-conservateur. Et la population est jeune en Iran : comme l’avenir est bouché, ils n’ont rien à perdre, absolument aucun espoir.”

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

De la Tunisie vers l’Egypte, la Jordanie ou la Syrie ? La perspective d’une « contagion » révèle le lien arabe mais ne saurait masquer les différences. (Entretien original)

Pierre Blanc, 29 janvier 2011
Un entretien avec Pierre Blanc. Rédacteur en chef de « Confluences Méditerranée » et enseignant-chercheur en géopolitique. « Contagion », voilà le mot clé répété de toutes parts à propos de la révolution tunisienne. Une idée qui révèle en partie notre vision d’un Monde Arabe qui serait uniforme. Interrogé « à chaud » par la Mission Agrobiosciences, le rédacteur en chef de la revue « Confluences Méditerranée », Pierre Blanc, relève effectivement la force du lien arabe, une grande connexion des populations par le biais médiatique et la force d’entraînement des réseaux sociaux ainsi qu’une similitude de difficultés. Mais l’idée univoque d’un effet de « contagion » de la révolution tunisienne à tout le Maghreb et au Proche Orient ne saurait masquer les différences d’un espace national à l’autre.

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Lettre d’information de l’iReMMO