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Iran: la révolte s’étend, les mollahs s’inquiètent

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO et maîtresse de conférence à la Fondation pour la Recherche Stratégique, est intervenue sur “C dans l’air” le 21 novembre au sujet des mouvements de protestation en Iran. Elle commence par revenir sur l’étendue des manifestations :

“Ces manifestations deviennent de plus en plus violentes car le régime est complètement dépassé, il n’aurait jamais imaginé que ces manifestations qui partaient d’une histoire dramatique s'étendent dans tout le pays. Car aujourd’hui toutes les couches de la société sont touchées, les femmes, les hommes, les ouvriers, les commerçants (le bazar a été touché); et ce sont des signaux pour le régime.”

Puis Agnès Levallois compare les évènements iraniens à la révolution en Syrie et la réponse du régime en 2011:

“Lorsque j’ai vu comment le mouvement évoluait, j’ai pensé immédiatement à ce qui s’était passé en Syrie. Ce sont des régimes qui ne connaissent que la répression, et qui veulent justifier par cette répression l'idée qu'il n’y a pas d’autres solutions, car en face se sont des fous furieux, et donc il faut tuer tout le monde.”

Finalement, elle fait le lien avec les sanctions internationales sous les coups desquelles est l’Iran depuis plusieurs années, qui impactent la jeunesse du pays: 

“Je pense que c’est aussi l'aboutissement de toutes ces années de sanctions qui ont épuisé la société iranienne, très lourdes, sans aucun espoir d’aboutissement vu qu’il n’y aura pas de négociations [futures]. L’avenir est donc complètement bouché, la société est exsangue, et là-dessus un président est élu, ultra-conservateur. Et la population est jeune en Iran : comme l’avenir est bouché, ils n’ont rien à perdre, absolument aucun espoir.”

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

La révolution syrienne et ses détracteurs

Farouk Mardam Bey, 8 octobre 2012
Que Frédéric Chatillon, gros bras du Front national, soit le principal diffuseur en France de la propagande du régime syrien n’est pas très difficile à comprendre. Que Richard Millet, l’apologiste de l’assassin néonazi Anders Breivik, ait consacré dans la foulée un opuscule à la gloire des Assad, père et fils, est aussi dans l’ordre des choses. Mais les autres ? Pourquoi des hommes et des femmes qui se disent de gauche, démocrates, altermondialistes, défenseurs des peuples opprimés, et qu’on ne peut a priori soupçonner de racisme antiarabe ni d’islamophobie, s’abaissent-ils jusqu’à soutenir Bachar et son clan ?

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Lettre d’information de l’iReMMO