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Iran: Les contestations peuvent-elles faire vaciller le régime ?

Depuis fin décembre, un vaste mouvement de contestation secoue l’Iran. Sa répression, d’une ampleur inédite, aurait fait plusieurs milliers de morts, selon certaines estimations. Pour les autorités iraniennes, ces soulèvements seraient le résultat d’ingérences étrangères, notamment des États-Unis et d’Israël, mais cette interprétation peut être largement remise en cause, la mobilisation étant avant tout portée par une partie de la population iranienne elle-même.

Fait notable par rapport aux contestations précédentes, le mouvement est parti des commerçants, pourtant proches du pouvoir. L’effondrement de la monnaie a rendu la situation intenable pour eux, avant que d’autres franges de la population ne rejoignent la mobilisation. En 1978, les contestations qui avaient conduit à la chute du Shah d’Iran étaient, elles aussi, parties des commerçants.

Ces manifestations s’inscrivent également dans la continuité du mouvement « Femme, vie, liberté » de 2022, qui a profondément remis en cause les fondements mêmes de la République islamique. Menacé, le régime avait alors été contraint de faire des concessions, en particulier sur le port du voile, amenant un certain nombre d’Iraniens à prendre conscience qu’il était possible de faire bouger les choses. 

Pour autant, le pouvoir iranien reste soutenu par une partie de la population, et l’hypothèse d’un renversement populaire paraît peu probable au regard des nombreux leviers de répression dont il dispose. De même, la perspective d’une action américaine semble s’être éloignée, tant son succès et les conséquences qu’elle pourrait entraîner paraissent incertains.

Intervention d’Agnès Levallois

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Kosovo : logique du pire ?

Robert Bistolfi, 25 janvier 2008
A la jonction de plusieurs conflits, le dossier du Kosovo est de nouveau au devant de la scène. L’échec politique de l’intervention internationale se lit dans l’absence de rapprochement entre Serbes et Kosovars albanophones. Le plan Ahtisaari qui est sur la table opère un renversement du schéma de sortie de crise initial, et son application serait lourde d’incertitudes. L’interférence des grandes puissances (positions opposées, étatsunienne et russe) joue sur les dynamiques politiques divergentes à Belgrade et Pristina, reflétées par les élections récentes ou en cours.

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Lettre d’information de l’iReMMO