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Iran: Vous avez dit droit international ?

L’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran marque un tournant majeur au Moyen-Orient et entraîne avec elle toute la stabilité de la région. Pour justifier cette intervention, le président Donald Trump a mis en avant l’échec des négociations en cours avec Téhéran. Pourtant, deux jours avant les frappes, des avancées étaient évoquées, notamment sur la question du stock d’uranium enrichi dont l’Iran se disait prêt à se débarrasser.

Il faut rappeler que c’est Donald Trump qui, en 2018, a décidé de retirer unilatéralement les États-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 sous la présidence de Barack Obama. Les rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique indiquaient que Téhéran respectait ses engagements. Après le retrait américain, les autorités iraniennes ont estimé ne plus être tenues par les termes d’un accord que Washington avait lui-même dénoncé, ouvrant une phase d’escalade progressive.

Au-delà du rapport de force, il y a une question simple : celle du droit international. Ce n’est pas parce qu’il est régulièrement contourné ou violé qu’il n’existe plus. Les règles élaborées après 1945 restent le cadre commun censé structurer les relations entre États. Faire comme si ce cadre n’avait plus de valeur, c’est accepter que seule la logique de puissance fasse loi.

                                                                                                                                                                                                                                                                                       Intervention d’Agnès Levallois

 

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

De la Tunisie vers l’Egypte, la Jordanie ou la Syrie ? La perspective d’une « contagion » révèle le lien arabe mais ne saurait masquer les différences. (Entretien original)

Pierre Blanc, 29 janvier 2011
Un entretien avec Pierre Blanc. Rédacteur en chef de « Confluences Méditerranée » et enseignant-chercheur en géopolitique. « Contagion », voilà le mot clé répété de toutes parts à propos de la révolution tunisienne. Une idée qui révèle en partie notre vision d’un Monde Arabe qui serait uniforme. Interrogé « à chaud » par la Mission Agrobiosciences, le rédacteur en chef de la revue « Confluences Méditerranée », Pierre Blanc, relève effectivement la force du lien arabe, une grande connexion des populations par le biais médiatique et la force d’entraînement des réseaux sociaux ainsi qu’une similitude de difficultés. Mais l’idée univoque d’un effet de « contagion » de la révolution tunisienne à tout le Maghreb et au Proche Orient ne saurait masquer les différences d’un espace national à l’autre.

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Lettre d’information de l’iReMMO