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Israël-Hamas: de la trêve au cessez-le-feu?

Un cessez-le-feu est absolument indispensable au vue des conditions absolument catastrophiques et dramatique des Palestiniens dans la bande de Gaza, mais pour le moment, on est encore dans une sorte de bras de fer où Netanyahou veut continuer la guerre à tout prix, puisque les objectifs de cette guerre sont loin d’être atteints, et sont probablement inatteignables. Un cessez-le-feu mettrait Netanyahou devant son échec. La libération des otages israéliens doit être examinée en parallèle à la question de la libération des prisonniers palestiniens car elle prend une dimension politique: s’il y a un personnage qui pourrait jouer un rôle dans les mois qui viennent, s’il était libéré, c’est Marwan Barghouti. De par ses actions depuis la prison, Barghouti a montré qu’un dialogue est possible. Bien évidemment il faudra comprendre ce que veulent les USA et comment ils veulent gérer leur relation avec Israël, parce qu’une telle hypothèse serait absolument inconcevable aux yeux du gouvernement israélien.

Ce qui est clair aujourd’hui c’est que soit du côté israélien que du côté palestinien, il n’y a pas de leader avec la force nécessaire pour mener cette politique. Netanyahou ne sera pas un partenaire pour la paix et l’Autorité palestinienne est absolument délégitimée. Aujourd‘hui en Cisjordanie, il y a beaucoup de jeunes mobilisés contre l’armée israélienne, mais ils ne font pas référence ni au Hamas, ni au Fatah. Depuis le 7 octobre ces groupes ont pris davantage de poids et ils montrent une volonté farouche de s’opposer à l’occupation et  à la colonisation. De l’autre côté, la croissante répression israélienne et le rôle encore plus présent des colons, qui se savent soutenus par le gouvernement et par l’armée, créent les conditions d’un nouveau front de guerre.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les défis à relever par Nabil Al-Arabi, nouveau secrétaire général de la Ligue arabe.

Paul Balta, 14 juin 2011
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, au nom prédestiné, Nabil Al-Arabi (l’Arabe) a été élu Secrétaire general de la Ligue arabe, le 15 mai 2011. Il y avait déjà un candidat, le Qatari Abderrahmane Al-Attiya. Toutefois, en raison des réticences de plusieurs pays, Al-Arabi a été appelé à la rescousse. Cette solution a permis à ceux qui l’ont convaincu (les militaires, le gouvernement,) de faire d’une pierre deux coups : cette fois encore, le Secrétaire général de la Ligue est un Égyptien ! Intègre, il avait rompu avec le régime d’Hosni Moubarak en 2001. Très populaire, il a fait partie, fin de janvier 2011, du Comité de trente sages, choisis par les jeunes de la place Al-Tahrir pour dialoguer avec les autorités. Diplômé en droit international de l’Université de New York, Al-Arabi, 76 ans, a été présent dans toutes les grandes négociations internationales auxquelles son pays avait participé.Nommé ministre le 6 mars, il avait, en dix semaines, énergiquement secoué la diplomatie égyptienne déclinante et sous influence américaine.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO