Home » Dans les médias » Israël-Hamas: de la trêve au cessez-le-feu?

Israël-Hamas: de la trêve au cessez-le-feu?

Un cessez-le-feu est absolument indispensable au vue des conditions absolument catastrophiques et dramatique des Palestiniens dans la bande de Gaza, mais pour le moment, on est encore dans une sorte de bras de fer où Netanyahou veut continuer la guerre à tout prix, puisque les objectifs de cette guerre sont loin d’être atteints, et sont probablement inatteignables. Un cessez-le-feu mettrait Netanyahou devant son échec. La libération des otages israéliens doit être examinée en parallèle à la question de la libération des prisonniers palestiniens car elle prend une dimension politique: s’il y a un personnage qui pourrait jouer un rôle dans les mois qui viennent, s’il était libéré, c’est Marwan Barghouti. De par ses actions depuis la prison, Barghouti a montré qu’un dialogue est possible. Bien évidemment il faudra comprendre ce que veulent les USA et comment ils veulent gérer leur relation avec Israël, parce qu’une telle hypothèse serait absolument inconcevable aux yeux du gouvernement israélien.

Ce qui est clair aujourd’hui c’est que soit du côté israélien que du côté palestinien, il n’y a pas de leader avec la force nécessaire pour mener cette politique. Netanyahou ne sera pas un partenaire pour la paix et l’Autorité palestinienne est absolument délégitimée. Aujourd‘hui en Cisjordanie, il y a beaucoup de jeunes mobilisés contre l’armée israélienne, mais ils ne font pas référence ni au Hamas, ni au Fatah. Depuis le 7 octobre ces groupes ont pris davantage de poids et ils montrent une volonté farouche de s’opposer à l’occupation et  à la colonisation. De l’autre côté, la croissante répression israélienne et le rôle encore plus présent des colons, qui se savent soutenus par le gouvernement et par l’armée, créent les conditions d’un nouveau front de guerre.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

Lire la suite »

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Deux manifestations à Rabat : Entre consensus stratégique et consensus spontané

Souad Radi, 3 octobre 2011
Cet article est une photographie analytique des manifestations du 20 février et du 20 mars. L’analyse des slogans permet un décryptage des raisons de la contestation ainsi que certains compromis contestataires envisagés en vue de mobiliser le plus grand nombre de manifestants. Cet article montre également les évolutions du discours qui participent d’un jeu de miroir avec les annonces de réformes. Le « Mouvement du 20 février » s’est fait connaître par une première série de manifestations qui se sont tenues au Maroc le dimanche 20 février et par plusieurs manifestations les dimanches d’après. Peu à peu, ce qui ne semblait au départ qu’une manifestation répondant à l’activité d’un réseau informel s’est structuré en un mouvement prenant des positions publiques.

Lire la suite »
Lettre d’information de l’iReMMO