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Israël/ Iran : Peut-on éviter la riposte?

C’est la première fois depuis 45 ans, que l’Iran lance une attaque contre le territoire iranien. Jusqu’ici, l’Iran attaquait Israël par le biais d’intermédiaires, de “proxy” tels que les houthistes ou le Hezbollah, lui évitant d’être directement impliqué.

L’implication directe de ce week-end a pour but de restituer une certaine dissuasion après l’attaque de décembre et celle du consulat de Damas ayant au total tué 3 hauts responsables iraniens. Surtout, l’Iran se doit de garder une certaine crédibilité vis-à-vis de ses alliés, de toutes les milices qui sont proches de lui et qu’il utilise en cas de besoin pour mener des opérations contre Israël ou contre les Américains en Irak. L’importance symbolique des attaques menées par Israël à l’encontre de l’Iran, nécessitaient donc une telle prise de risque.

La réaction iranienne, dans ce sens, apparaît relativement mesurée, de par le délai de prévention qu’elle a laissé à Israël. Cette attaque semble avoir été calibrée pour ne pas faire de grands dégâts tout en redonnant sa force de dissuasion à l’Iran. Les autorités iraniennes sont très calculatrices, elles savent jusqu’où elles doivent aller et jusqu’où elles peuvent aller.

Si une partie de la population iranienne soutient cette riposte, une autre partie n’est pas du tout en faveur de cette escalade militaire sachant que le risque pour la population iranienne s‘il y a une riposte israélienne peut être extrêmement lourd dans ce pays déjà en difficulté économique, sociale et en contestation. Cette opération n’avait donc pas pour objectif de ressouder la nation iranienne mais de montrer que l’Iran est en accord entre le discours tenu et la réalité, c’est sa crédibilité qui était en jeu. Depuis le 7 octobre, l’Iran menace en effet d’intervenir en cas de débordement à Gaza mais n’avait finalement rien fait jusque-là, si ce n’est indirectement.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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L’UMA : l’économie au secours du politique

Paul Balta, 12 septembre 2009
2009 marque le 20ème anniversaire de l’Union du Maghreb arabe (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie). Quel bilan et quelles perspectives peut-on dresser ? Invité par le roi Hassan II, j’avais assisté à la création de l’UMA, à Marrakech, le 17 février 1989. Elle avait suscité alors de grands espoirs au Sud comme au Nord. Hélas, depuis le dernier sommet des chefs d’État à Tunis, en 1994, l’UMA paralysée, est dans l’incapacité chronique de convoquer un nouveau sommet depuis le report sine die de celui, prévu à Alger, en juin 2002 puis en décembre 2003, le Maroc ayant décliné l’invitation.

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Lettre d’information de l’iReMMO