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Israël: la dérive à l’extrême droite

Jean-Paul Chagnollaud analyse sur RFI l’état des choses en Israël après la visite du ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir sur l’esplanade des mosquées. Un podcast à écouter ou réécouter.

Le cœur du conflit depuis 100 ans a été Jérusalem, en son cœur la vieille ville, elle même dominée par ce qu’on appelle le dôme du rocher. Il y a un enchevêtrement architectural, physique, religieux, culturel et donc politique, donc on est vraiment au cœur du volcan. La ville de Jérusalem a été divisée à partir de 48 entre l’est et l’ouest et cela perdure dans les faits. La limite passe par les murs de la vieille ville.

Juridiquement la partie de l’est est considérée par le Conseil de sécurité des Nations unies comme un territoire occupé. Le statut quo consiste à ce que la gestion des lieux saints sur l’esplanade des mosquées reste arabe, palestinienne et surtout jordanienne. Il y a donc un certain nombre de règles et notamment le fait que les juifs ne peuvent pas venir prier ou avoir une activité religieuse. L’équilibre a été rogné depuis des années par le camp extrémiste du côté israélien, et malheureusement en l’espace de 20 ans ce camp est devenu de plus en plus important au point aujourd’hui d’être dans le gouvernement. Cette radicalisation politique vers l’extrémisme, le suprémacisme même juif, remonte à mon avis à ce qui a eu lieu après la seconde Intifada, en 2001-2002.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Retour sur une relation identitaire : L’Italien vu de Nice

Robert Bistolfi, 23 août 2010
Engagé dans des conditions douteuses, le récent débat sur l’identité nationale a permis de constater combien nos sentiments d’appartenance sont matière fragile. Que chacun d’entre nous s’interroge sur la pluralité des apports qui l’ont fait, les choix réfléchis ou subis qui ont été les siens, cette réflexion-là peut être heureuse ; mais, attentive aux enracinements, elle doit également être ouverte sur l’avenir et ses nouveautés. Pour échapper aux remous du moment, il n’est pas inutile de remonter dans le temps et d’observer comment notre perception de l’identité s’est modifiée à chaque époque.

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Lettre d’information de l’iReMMO