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Israël ne veut pas d’une négociation, mais une reddition totale

Dans cet échange, Agnès Levallois, experte de la région du Moyen-Orient, revient sur sa contribution au Livre noir de Gaza, une œuvre destinée à documenter les événements dramatiques qui secouent ce territoire. Le livre, préfacé par Rony Brauman, est une compilation de chapitres qui offrent un aperçu nuancé de la vie quotidienne et des violences dans la bande de Gaza, en particulier sous le blocus imposé depuis de nombreuses années. Agnès Levallois décrit comment la situation y est largement inconnue du public international, car les journalistes et observateurs étrangers sont souvent interdits d’accès. Ce projet vise ainsi à éviter que Gaza reste un «trou noir» d’informations, en s’appuyant sur des sources fiables et des rapports d’ONG, pour montrer une réalité souvent invisible.

Il est important de rappeler l’importance des témoignages palestiniens, notamment de journalistes locaux pour illustrer la vie des civils et la situation difficile sur place. L’ouvrage se base sur des recherches rigoureuses à partir de sites d’information reconnus, en combinant des informations locales et internationales. Le travail inclut des articles de journalistes et des rapports d’ONG, mais aussi des sources moins connues, afin d’élargir la perspective. L’objectif de l’ouvrage est aussi de contrer la déshumanisation des Palestiniens, qui sont souvent réduits à de simples statistiques. Pour Levallois, chaque chapitre se termine par un témoignage direct pour rappeler que derrière les chiffres, il y a des personnes réelles. Elle insiste également sur la nécessité d’une vision historique: le massacre du 7 octobre ne peut être compris sans contextualiser les décennies de conflit, d’oppression, et de vie sous blocus à Gaza. En fin de compte, ce Livre noir de Gaza vise à documenter les conséquences humaines du blocus et de la violence continue, tout en offrant une mémoire historique de ces événements pour un public souvent mal informé des réalités locales.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Hommage de Paul Balta à Anouar Abdelmalek, décédé le 15 juin 2012.

Paul Balta, 21 novembre 2012
Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Je voudrais tout d’abord remercier le Docteur Mahmoud Ismaïl pour avoir organisé cette séance d’hommage au grand intellectuel Anouar Abdel-Malek, feu mon cousin, qui s’est éteint le 15 juin dernier à Paris. Avant d’évoquer son parcours, permettez-moi d’expliquer comment nous étions cousins. Georges Haddad, mon arrière-grand-père, était un Libanais, grec catholique, qui avait émigré en Égypte, en 1850, pendant la Nahda, la « Renaissance », sous le règne de Mohamed-Ali. Il épousa Hanem Boctor, une copte orthodoxe. Cette aïeule, commune à ma mère, Fanny Haddad, et à celle d’Anouar, Alice, appartenait à une famille copte, partagée entre propriétaires fonciers de la région d’Assiout, en Haute Égypte, et hauts fonctionnaires vivant au Caire : les Scandar, les Guirguis, les Abdel-Malek. Mon père étant français, et ma mère égyptienne, j’ai donc deux patries : la France et l’Égypte que j’aime également.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO