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Israël ne veut pas d’une négociation, mais une reddition totale

Dans cet échange, Agnès Levallois, experte de la région du Moyen-Orient, revient sur sa contribution au Livre noir de Gaza, une œuvre destinée à documenter les événements dramatiques qui secouent ce territoire. Le livre, préfacé par Rony Brauman, est une compilation de chapitres qui offrent un aperçu nuancé de la vie quotidienne et des violences dans la bande de Gaza, en particulier sous le blocus imposé depuis de nombreuses années. Agnès Levallois décrit comment la situation y est largement inconnue du public international, car les journalistes et observateurs étrangers sont souvent interdits d’accès. Ce projet vise ainsi à éviter que Gaza reste un «trou noir» d’informations, en s’appuyant sur des sources fiables et des rapports d’ONG, pour montrer une réalité souvent invisible.

Il est important de rappeler l’importance des témoignages palestiniens, notamment de journalistes locaux pour illustrer la vie des civils et la situation difficile sur place. L’ouvrage se base sur des recherches rigoureuses à partir de sites d’information reconnus, en combinant des informations locales et internationales. Le travail inclut des articles de journalistes et des rapports d’ONG, mais aussi des sources moins connues, afin d’élargir la perspective. L’objectif de l’ouvrage est aussi de contrer la déshumanisation des Palestiniens, qui sont souvent réduits à de simples statistiques. Pour Levallois, chaque chapitre se termine par un témoignage direct pour rappeler que derrière les chiffres, il y a des personnes réelles. Elle insiste également sur la nécessité d’une vision historique: le massacre du 7 octobre ne peut être compris sans contextualiser les décennies de conflit, d’oppression, et de vie sous blocus à Gaza. En fin de compte, ce Livre noir de Gaza vise à documenter les conséquences humaines du blocus et de la violence continue, tout en offrant une mémoire historique de ces événements pour un public souvent mal informé des réalités locales.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

De la Tunisie vers l’Egypte, la Jordanie ou la Syrie ? La perspective d’une « contagion » révèle le lien arabe mais ne saurait masquer les différences. (Entretien original)

Pierre Blanc, 29 janvier 2011
Un entretien avec Pierre Blanc. Rédacteur en chef de « Confluences Méditerranée » et enseignant-chercheur en géopolitique. « Contagion », voilà le mot clé répété de toutes parts à propos de la révolution tunisienne. Une idée qui révèle en partie notre vision d’un Monde Arabe qui serait uniforme. Interrogé « à chaud » par la Mission Agrobiosciences, le rédacteur en chef de la revue « Confluences Méditerranée », Pierre Blanc, relève effectivement la force du lien arabe, une grande connexion des populations par le biais médiatique et la force d’entraînement des réseaux sociaux ainsi qu’une similitude de difficultés. Mais l’idée univoque d’un effet de « contagion » de la révolution tunisienne à tout le Maghreb et au Proche Orient ne saurait masquer les différences d’un espace national à l’autre.

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Lettre d’information de l’iReMMO