Ni la coalition Netanyahou ni la coalition Eizenkot n’ont obtenu les 61 sièges nécessaires pour avoir la majorité absolue à la Knesset.
La majorité relative revient toutefois à la coalition du Premier ministre sortant, contrairement aux prévisions des sondages.
Les deux listes arabes, qui ont obtenu un score important, devraient occuper un rôle majeur par leur soutien à l’une deux coalitions. Ils demeurent pourtant exclus du jeu politique israélien.
Mansour Abbas, le leader de la liste Ra’am a déclaré qu’il était prêt à soutenir. On peut faire l’hypothèse d’une forme d’alliance entre le bloc central et les listes arabes, mais il est aussi possible que se forme un bloc d’union nationale, hors partis arabes.
Netanyahou pourrait aussi convaincre plusieurs députés de l’opposition grâce à son expérience politique considérable et à l’enracinement de sa coalition dans la société israélienne. De son côté, Gadi Eizenkot risque de pâtir d’une coalition faiblement enracinée, comme l’illustre les positions parfois très divergentes au sein même de son bloc.
Le Président israélien Isaac Herzog doit maintenant faire son choix: quel candidat est le plus à même de former un gouvernement majoritaire?
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud, président d’honneur de l’iReMMO