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La guerre menée à Gaza est politique et n’a pas d’explication d’ordre militaire

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a annoncé [jeudi 7 août] vouloir prendre le contrôle de la bande de Gaza, déjà occupée à 80 %, avec comme objectifs le désarmement du Hamas, le retour des otages, vivants et morts, la démilitarisation de l’enclave, le contrôle sécuritaire israélien dans le territoire et l’établissement d’une administration civile alternative au Hamas et à l’Autorité palestinienne. Que veulent dire ces déclarations, et en quoi représentent-elles une nouvelle étape dans la guerre menée par Israël ?

Le premier constat est que rien n’est dit sur la façon dont ce plan pourrait être appliqué, et qu’après vingt-deux mois d’une guerre impitoyable menée contre ce petit territoire, l’armée israélienne n’a pas réussi à ramener les otages israéliens capturés par le Hamas, en dépit de considérables moyens militaires mis en œuvre. Les libérations n’ont été possibles que lors de trêves, et obtenues par la négociation. En déclarant vouloir maintenant les ramener vivants ou morts, le cabinet de sécurité a délibérément pris le parti de les sacrifier.

Le ministre des finances, Bezalel Smotrich, a déclaré, le 22 avril, que sauver les otages ne constituait pas « l’objectif le plus important » d’Israël dans sa guerre contre le Hamas. Les ministres d’extrême droite qui participent à la coalition gouvernementale sont très clairs à ce sujet, ils veulent la réoccupation de la bande de Gaza. Ils entendent aussi prendre leur revanche après le démantèlement des colonies de ce territoire, qui avait été mis en œuvre par le premier ministre de l’époque, Ariel Sharon [1928-2014], il y a pratiquement vingt ans jour pour jour. Ce point de vue est minoritaire dans le pays, mais le chantage que ces ministres exercent sur le gouvernement en menaçant de démissionner si une trêve était conclue leur donne un poids qui va au-delà de leur représentation politique.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Dictature un mal arabe ?

Paul Balta, 10 janvier 2012
« Paul Balla Michel Aflak, le Syrien orthodoxe qui a fondé le parti Baas – en français, « Résurrection » – en avril 1947 à Damas avec son compatriote sunnite Salah al-Din al-Bitar, a défini le socialisme arabe comme un mélange de socialisme – et non de marxisme, jugé matérialiste et athée – et de nationalisme panarabe. La devise du parti était ainsi « Wahdah, Hurriyah, Ishtirrakiyah », soit  » Unit é, Liberté, Socialisme » : à côté de l’ambition de créer un seul État arabe, ce premier parti Baas, anticolonialiste et anti-impérialiste, qui prônait la laïcité pour abolir les frontières confessionnelles divisant la nation arabe, se voulait clairement démocratique. »

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Lettre d’information de l’iReMMO