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La présidence de l’Institut du monde arabe mérite «une autre ambition que son attribution pour services rendus»

La présidence de l’Institut du monde arabe, que se disputent Jack Lang et Jean-Yves Le Drian ne doit pas être destinée à combler l’inaptitude de personnalités en fin de carrière politique à « décrocher », souligne dans une tribune au « Monde », Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

Dans le duel auquel nous assistons pour la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA) entre Jack Lang et Jean-Yves Le Drian pose question. Le seul choix possible est-il entre le président actuel, nommé en 2013 par François Hollande et renouvelé à ce poste par Emmanuel Macron en 2017, ayant déjà accompli trois mandats et qui compte en obtenir un quatrième ; et l’ancien ministre des affaires étrangères et de la défense qui a sillonné le monde arabe pendant dix ans à la tête de ces deux ministères régaliens ? Il est vrai que l’IMA, fondation française de droit privé, ne fixe pas de limite d’âge à son président, mais est-ce une raison ?

Il ne s’agit pas ici de personnaliser le sujet, encore que l’image qui est donnée de cette bataille est désastreuse, mais de proposer une ambition autre pour ce poste qui a le plus souvent été attribué à des personnalités politiques, masculines, pour services rendus sans que le lien avec le monde arabe soit toujours pertinent. Ne serait-il pas temps de porter à la tête de cette institution inaugurée en 1987 une personnalité plus jeune aux compétences reconnues aussi bien sur le plan culturel que sur celui de la connaissance d’une région en plein tumulte ?

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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L’islamisme algérien, vingt ans après

Séverine Labat, 18 novembre 2008
Vingt ans après l’irruption de l’islamisme et des islamistes dans l’espace public algérien, à la faveur de ce qui est désigné – sous réserves d’éclairages plus informés – comme les « émeutes d’octobre », quelle lecture peut-on faire aujourd’hui de la séquence islamiste des années 1988-2008 ? Faut-il tenir que l’hypothèse d’une alternative islamiste au régime autoritaire en place depuis l’été 1962 est définitivement révolue ? La récurrence de la violence terroriste – qui interpelle aussi la politique dite de « réconciliation nationale et de paix » conduite par le régime -, renvoie-t-elle finalement à la nature et aux visées mêmes de l’islamisme algérien ?

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Lettre d’information de l’iReMMO