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La relation Israël/États-Unis est particulièrement agitée, sur fond de guerre meurtrière dans la bande de Gaza

Les États-Unis restent le soutien principal d’Israël. Malgré les quelques procédures lancées, dans le fond rien n’a changé. Lorsqu’ils se sont abstenus pour le vote du cessez-le-feu au Conseil de sécurité, ils ont ensuite déclaré que cette décision était non-contraignante, ce qui est totalement faux. Chaque État membre de l’ONU a signé la Charte, stipulant le caractère contraignant et l’engagement de respecter les décisions du Conseil.  Au niveau de la livraison d’armes, il n’y a toujours aucun changement alors que c’est ici que l’on verra que les paroles se transforment en acte. Quant à l’attaque programmée sur Rafah, cela fait plusieurs que les États-Unis disaient ne pas la laisser arriver.

 Israël dépend-il des États-Unis ?

Netanyahou a une énorme expérience et il sait qu’il est dans une bulle d’impunité peu importe ce qu’il fait à Gaza. Les États-Unis continuent de le soutenir et les européens ne bougent pas, donc même si il y a des désaccords, Netanyahou ne se sent pas empêché.

Ce moment est en train de marquer un tournant dans le conflit israélo-palestinien mais aussi surement celle du Moyen-Orient, sans parler des implications qui en découlent sur le fonctionnement de l’ONU et du Conseil de sécurité.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Conférence de paix ou conférence de guerre ?

Bernard Ravenel, 5 octobre 2007
Article publié dans la revue « Pour la Palestine » N°55 septembre 2007 L’annonce le 16 juillet par le président George .W. Bush d’une « Conférence internationale pour relancer le processus de paix israélo-arabe » [2] et l’arrivée de Tony Blair au Moyen-Orient comme « émissaire de paix » du quartette ont créé l’image d’une initiative de paix qui pourrait changer la situation explosive dans la région. Une énorme couverture médiatique internationale et une profusion de rencontres diplomatiques veulent accréditer cette perspective aux yeux d’une opinion publique internationale inquiète de la situation. En réalité se profile un processus qui pourrait être le prologue, non pas de la paix mais d’une aggravation des tensions qui affligent la région. En clair, non pas un processus de paix, mais un processus de guerre…

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Lettre d’information de l’iReMMO