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Le Livre noir de Gaza : entretien avec Agnès Levallois

Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient et vice-présidente de l’iReMMO, a publié en octobre dernier Le Livre noir de Gaza (Seuil), dont l’objectif principal est : les faits. S’appuyant sur une compilation de rapports issus d’organisations internationales, palestiniennes et israéliennes, ce livre offre une vision globale de la situation dramatique à Gaza, non seulement depuis le 7 octobre 2023, mais également bien avant. Chaque chapitre explore un thème précis – le blocus, l’usage disproportionné des armes, le ciblage de la population civile – et s’ouvre sur une analyse d’un expert du sujet. En clôture, un témoignage de Rami Abou Jamous, journaliste palestinien vivant à Gaza, rappelle que derrière les statistiques se trouvent des vies humaines. Si l’objectif principal de cet ouvrage est de transmettre des informations, sa véritable « obsession », selon Levallois, est de lutter contre l’invisibilisation des Palestiniens.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le choc des élections en Grèce

Christophe Chiclet, 17 août 2012
Suite à la grave crise financière, puis économique et sociale, la Grèce vient de plonger dans une crise politique majeure. Le bipartisme qui réglait la vie politique grecque depuis l’indépendance de 1832 (Populistes-libéraux ; Royalistes-Vénizélistes ; Monarcho facistes-communistes ; Conservateurs-socialistes) a volé en éclat lors des législatives anticipées des 6 mai et 17 juin 2012. Le paysage politique a été totalement chamboulé. Les socialistes du PASOK ont pris une déculotté historique alors qu’ils gouvernaient le pays quasiment sans interruption depuis 1981. Les partis traditionnels qui soutenaient les plans d’austérité imposés par la « Troïka » (UE, Banque mondiale, FMI) ont été lourdement sanctionnés. Le PASOK est arrivé en troisième position le 6 mai avec 13,18% des voix, perdant 30,7% par rapport aux législatives de 2009, perdant donc 109 députés, n’en gardant que 41, revenant au niveau électoral qu’il avait aux élections d’octobre 1974, trois mois après la chute de la dictature des colonels.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO