Home » Dans les médias » Le paradoxe de la puissance

Le paradoxe de la puissance

Quelques heures avant la fin de l’ultimatum lancé par Donald Trump, Téhéran et Washington ont conclu un cessez-le-feu de deux semaines, censé ouvrir la voie à un accord plus durable. Cette désescalade s’accompagne d’un constat d’échec : celui d’une guerre qui n’a, au fond, rien réglé. Les négociations reprennent là où elles étaient, dans des conditions désormais plus complexes, avec un Iran disposant de leviers renforcés, notamment autour de l’enjeu stratégique d’Ormuz.  

Ce conflit met en lumière un paradoxe frappant : le recours à la puissance militaire a débouché sur une forme d’impuissance politique. Pensée comme rapide et décisive, l’intervention américaine a révélé l’absence de stratégie claire, laissant Donald Trump pris dans une dynamique qu’il ne maîtrise plus. Derrière les justifications avancées, souvent fragiles, se dessine surtout une convergence avec les objectifs de longue date d’ Israël, en particulier ceux portés par Benjamin Netanyahu.

Reste que ce cessez-le-feu apparaît particulièrement fragile, notamment au Liban, où l’armée israélienne a précisé qu’il ne s’appliquait pas et a poursuivi ses bombardements massifs, faisant plus de 200 morts et plus de 1 000 blessés pour la seule journée du mercredi 8 avril.

Retrouvez l’analyse complète de Jean-Paul Chagnollaud sur le site de RTS.

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

Lire la suite »

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Révoltes arabes

Jean-Paul Chagnollaud, 1er juillet 2011
En quelques semaines, des leaders que la veille encore on pouvait croire inamovibles ont brutalement disparu de la scène politique au grand soulagement de leur peuple. Beaucoup ont alors espéré que cette vague de fond allait se propager dans tout le monde arabe avec des résultats similaires. Que le désormais fameux « dégage ! » allait être opérationnel du Maghreb au Machrek. Il a fallu bien vite se rendre à l’évidence. Si partout on a vu surgir ce même élan populaire, il ne pouvait pas avoir partout la même force ni le même ancrage. D’où aujourd’hui des situations très contrastées entre, par exemple, le Maroc où le roi vient de prononcer un discours annonçant une grande réforme constitutionnelle et la Syrie où Bachar el Assad paraît bien décidé à réprimer par la violence la plus extrême tous ceux qui osent le défier.

Lire la suite »
Lettre d’information de l’iReMMO