Quelques heures avant la fin de l’ultimatum lancé par Donald Trump, Téhéran et Washington ont conclu un cessez-le-feu de deux semaines, censé ouvrir la voie à un accord plus durable. Cette désescalade s’accompagne d’un constat d’échec : celui d’une guerre qui n’a, au fond, rien réglé. Les négociations reprennent là où elles étaient, dans des conditions désormais plus complexes, avec un Iran disposant de leviers renforcés, notamment autour de l’enjeu stratégique d’Ormuz.
Ce conflit met en lumière un paradoxe frappant : le recours à la puissance militaire a débouché sur une forme d’impuissance politique. Pensée comme rapide et décisive, l’intervention américaine a révélé l’absence de stratégie claire, laissant Donald Trump pris dans une dynamique qu’il ne maîtrise plus. Derrière les justifications avancées, souvent fragiles, se dessine surtout une convergence avec les objectifs de longue date d’ Israël, en particulier ceux portés par Benjamin Netanyahu.
Reste que ce cessez-le-feu apparaît particulièrement fragile, notamment au Liban, où l’armée israélienne a précisé qu’il ne s’appliquait pas et a poursuivi ses bombardements massifs, faisant plus de 200 morts et plus de 1 000 blessés pour la seule journée du mercredi 8 avril.
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