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Le paradoxe de la puissance

Quelques heures avant la fin de l’ultimatum lancé par Donald Trump, Téhéran et Washington ont conclu un cessez-le-feu de deux semaines, censé ouvrir la voie à un accord plus durable. Cette désescalade s’accompagne d’un constat d’échec : celui d’une guerre qui n’a, au fond, rien réglé. Les négociations reprennent là où elles étaient, dans des conditions désormais plus complexes, avec un Iran disposant de leviers renforcés, notamment autour de l’enjeu stratégique d’Ormuz.  

Ce conflit met en lumière un paradoxe frappant : le recours à la puissance militaire a débouché sur une forme d’impuissance politique. Pensée comme rapide et décisive, l’intervention américaine a révélé l’absence de stratégie claire, laissant Donald Trump pris dans une dynamique qu’il ne maîtrise plus. Derrière les justifications avancées, souvent fragiles, se dessine surtout une convergence avec les objectifs de longue date d’ Israël, en particulier ceux portés par Benjamin Netanyahu.

Reste que ce cessez-le-feu apparaît particulièrement fragile, notamment au Liban, où l’armée israélienne a précisé qu’il ne s’appliquait pas et a poursuivi ses bombardements massifs, faisant plus de 200 morts et plus de 1 000 blessés pour la seule journée du mercredi 8 avril.

Retrouvez l’analyse complète de Jean-Paul Chagnollaud sur le site de RTS.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Trafics d’armes dans les Balkans : Nouvelles révélations

Christophe Chiclet, 6 août 2012
De juin 1991 à août 2001, les conflits dans l’espace ex-yougoslave n’ont jamais cessé. Les informations sur les trafics d’armes, de drogue et autre ont souvent fait la une de la presse spécialisée. On croyait presque tout savoir, surtout après l’arrestation de criminels de guerre serbes, croates, bosniaques et albanais. Mais en décembre 2011, un journaliste slovène, Blaz Zgaga a fait de nouvelles révélations fracassantes. Lors du déclenchement des guerres yougoslaves en juin-juillet 1991, l’opinion publique européenne a découvert des scènes de guerre inconnue depuis 1945 sur le vieux continent. La JNA (Armée nationale yougoslave), contrôlée par les Serbes étaient largement équipée. Mais après 1968, et l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, Josip Broz Tito a craint une intervention de Moscou en Yougoslavie. Il a donc mis en place les défenses territoriales dans chaque République de la Fédération socialiste. Des arsenaux ont ainsi été cachés en Slovénie, Croatie, Bosnie, Macédoine… A l’été 1991, les indépendantistes slovènes, au départ pacifistes, ont pioché dans ces arsenaux de la défense territoriale pour faire reculer la JNA.

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Lettre d’information de l’iReMMO