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« Le processus d’invisibilisation des Palestiniens qui était à l’œuvre depuis des années s’est inversé »

La spécialiste du Moyen-Orient Agnès Levallois souligne, dans une tribune au « Monde », le décalage entre les sociétés arabes qui soutiennent la population palestinienne et leurs gouvernants, plus prudents, ce qui va peser sur l’accord de trêve fragile entre Israël et le Hamas.

Le processus d’invisibilisation des Palestiniens s’est inversé. L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas apporte un soulagement temporaire, mais pose la question de l’avenir politique des Palestiniens, essentiel pour sortir de la crise. La guerre a perturbé les efforts de normalisation entre Israël et les pays arabes, notamment l’Arabie saoudite, qui s’oriente vers une initiative de reconnaissance d’un État palestinien tout en cherchant à contenir l’influence iranienne.

Sur le plan régional, l’affaiblissement du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran redéfinit les équilibres géopolitiques, tandis que les sociétés arabes manifestent un soutien accru aux Palestiniens, amplifiant le fossé avec leurs gouvernements. Plus les Palestiniens ont été marginalisés, plus leur cause est devenue visible, rendant impossible d’envisager un avenir sans solution politique durable.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

آخر أوراق القذافي // La dernière des cartes de Kaddhafi

Haoues Seniguer, 5 آذار (مارس) 2011
Mouammar Kaddhafi pensait que le recours à la force suffirait à renforcer son assise en Libye. De même, il pensait que cette stratégie du plus fort court-circuiterait toute possibilité d’action pour des pays occidentaux en besoin de pétrole. Or, les faits en sont allés autrement. Ainsi, plutôt que de lutter pour son maintien en poste et son renforcement, Kaddhafi essaie maintenant de contrer tout effondrement supplémentaire de ses bases traditionnelles. Sa priorité paraît maintenant passer par la sauvegarde (même symbolique) de Tripoli ; mais même cet objectif paraît voué à l’échec. Tripoli ne lui est en effet pas acquise; des segments larges de la population s’opposent à lui; quant aux tribus et relais sur lesquels il peut encore compter, ils sont trop peu nombreux et trop peu structurés pour lui assurer une pérennité.

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Lettre d’information de l’iReMMO