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« Le processus d’invisibilisation des Palestiniens qui était à l’œuvre depuis des années s’est inversé »

La spécialiste du Moyen-Orient Agnès Levallois souligne, dans une tribune au « Monde », le décalage entre les sociétés arabes qui soutiennent la population palestinienne et leurs gouvernants, plus prudents, ce qui va peser sur l’accord de trêve fragile entre Israël et le Hamas.

Le processus d’invisibilisation des Palestiniens s’est inversé. L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas apporte un soulagement temporaire, mais pose la question de l’avenir politique des Palestiniens, essentiel pour sortir de la crise. La guerre a perturbé les efforts de normalisation entre Israël et les pays arabes, notamment l’Arabie saoudite, qui s’oriente vers une initiative de reconnaissance d’un État palestinien tout en cherchant à contenir l’influence iranienne.

Sur le plan régional, l’affaiblissement du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran redéfinit les équilibres géopolitiques, tandis que les sociétés arabes manifestent un soutien accru aux Palestiniens, amplifiant le fossé avec leurs gouvernements. Plus les Palestiniens ont été marginalisés, plus leur cause est devenue visible, rendant impossible d’envisager un avenir sans solution politique durable.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

A Gaza, c’est la paix qu’on ensevelit !

Ali Keshtgar, 22 janvier 2009
Ce qui se produit à Gaza, ce n’est évidemment pas une guerre entre deux Etats en conflit. Il y a, d’un côté, les velléités d’une population prise en otage, qui veut sauver ce qui lui reste de fierté, de l’autre une force armée jusqu’aux dents, disposant de l’artillerie la plus moderne et la plus meurtrière précisément déterminée à briser cette fierté et à imposer une humiliation perpétuelle à une population exsangue. Il faut être né à Gaza, avoir été, chez soi, dépouillé de son indépendance, avoir vécu dans la peur de la guerre, de la destruction et de la mort pour savoir comment la vie-même peut perdre son prix au point qu’on préfère l’échanger contre un instant de fierté…

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Lettre d’information de l’iReMMO