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« Le processus d’invisibilisation des Palestiniens qui était à l’œuvre depuis des années s’est inversé »

La spécialiste du Moyen-Orient Agnès Levallois souligne, dans une tribune au « Monde », le décalage entre les sociétés arabes qui soutiennent la population palestinienne et leurs gouvernants, plus prudents, ce qui va peser sur l’accord de trêve fragile entre Israël et le Hamas.

Le processus d’invisibilisation des Palestiniens s’est inversé. L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas apporte un soulagement temporaire, mais pose la question de l’avenir politique des Palestiniens, essentiel pour sortir de la crise. La guerre a perturbé les efforts de normalisation entre Israël et les pays arabes, notamment l’Arabie saoudite, qui s’oriente vers une initiative de reconnaissance d’un État palestinien tout en cherchant à contenir l’influence iranienne.

Sur le plan régional, l’affaiblissement du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran redéfinit les équilibres géopolitiques, tandis que les sociétés arabes manifestent un soutien accru aux Palestiniens, amplifiant le fossé avec leurs gouvernements. Plus les Palestiniens ont été marginalisés, plus leur cause est devenue visible, rendant impossible d’envisager un avenir sans solution politique durable.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le Liban et la crise syrienne

Loïc Kervran et Olivier Marty, 22 octobre 2012
Très affecté aux plans économique, social, et sécuritaire par le conflit voisin, le Liban est à la fois la victime et l’instrument de la crise syrienne. Au ralentissement de l’activité induit par les liens commerciaux, touristiques et financiers des deux pays, se greffent des conflits civils opposant partisans et opposants à Damas, tandis que le tissu social est éprouvé par l’afflux de réfugiés syriens. Pire, la porosité de la frontière expose aussi le Liban à des tentatives de déstabilisation de Damas qui augurent très mal de la chute éventuelle du régime.

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Lettre d’information de l’iReMMO