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« Le processus d’invisibilisation des Palestiniens qui était à l’œuvre depuis des années s’est inversé »

La spécialiste du Moyen-Orient Agnès Levallois souligne, dans une tribune au « Monde », le décalage entre les sociétés arabes qui soutiennent la population palestinienne et leurs gouvernants, plus prudents, ce qui va peser sur l’accord de trêve fragile entre Israël et le Hamas.

Le processus d’invisibilisation des Palestiniens s’est inversé. L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas apporte un soulagement temporaire, mais pose la question de l’avenir politique des Palestiniens, essentiel pour sortir de la crise. La guerre a perturbé les efforts de normalisation entre Israël et les pays arabes, notamment l’Arabie saoudite, qui s’oriente vers une initiative de reconnaissance d’un État palestinien tout en cherchant à contenir l’influence iranienne.

Sur le plan régional, l’affaiblissement du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran redéfinit les équilibres géopolitiques, tandis que les sociétés arabes manifestent un soutien accru aux Palestiniens, amplifiant le fossé avec leurs gouvernements. Plus les Palestiniens ont été marginalisés, plus leur cause est devenue visible, rendant impossible d’envisager un avenir sans solution politique durable.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Le choc des élections en Grèce

Christophe Chiclet, 17 août 2012
Suite à la grave crise financière, puis économique et sociale, la Grèce vient de plonger dans une crise politique majeure. Le bipartisme qui réglait la vie politique grecque depuis l’indépendance de 1832 (Populistes-libéraux ; Royalistes-Vénizélistes ; Monarcho facistes-communistes ; Conservateurs-socialistes) a volé en éclat lors des législatives anticipées des 6 mai et 17 juin 2012. Le paysage politique a été totalement chamboulé. Les socialistes du PASOK ont pris une déculotté historique alors qu’ils gouvernaient le pays quasiment sans interruption depuis 1981. Les partis traditionnels qui soutenaient les plans d’austérité imposés par la « Troïka » (UE, Banque mondiale, FMI) ont été lourdement sanctionnés. Le PASOK est arrivé en troisième position le 6 mai avec 13,18% des voix, perdant 30,7% par rapport aux législatives de 2009, perdant donc 109 députés, n’en gardant que 41, revenant au niveau électoral qu’il avait aux élections d’octobre 1974, trois mois après la chute de la dictature des colonels.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO