À l’approche des élections législatives, la société israélienne reste traversée par des clivages profonds : entre laïcs et religieux, droite et extrême droite, ou encore autour du service militaire des ultra-orthodoxes. Des fractures anciennes, qui se sont encore renforcées ces dernières années.
Mais sur la politique extérieure, le constat est différent : un large consensus domine. Iran, Hezbollah, question palestinienne… les grandes orientations stratégiques devraient rester globalement inchangées, même en cas d’alternance politique.
Dans ce contexte, ces élections s’inscrivent surtout dans une dynamique de recomposition politique marquée par une nette droitisation de la société israélienne et une marginalisation de la gauche, désormais très affaiblie dans le paysage politique.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud