Le groupe rebelle des Houthis contrôlent désormais les deux tiers du territoire yéménite ainsi que le détroit stratégique de Bab-el-Mandeb. Au-delà d’affaiblir l’économie de l’Arabie saoudite en limitant ses exportations de pétrole, les Houthis ont fait la démonstration de leur puissance militaire en bombardant l’aéroport de Riyad causant 13 morts ce mois.
Pour combattre cette menace, l’Arabie saoudite n’est pas dans une situation idéale. Le soutien militaire américain semble avoir ses limites alors même que l’Arabie saoudite a massivement acheté de l’armement américain. De plus, l’armée saoudienne, quoique bien équipée, a très peu d’expériences de combat et ne risque pas d’être engagée sur un terrain favorable aux méthodes de guérilla houthistes.
L’Arabie saoudite est alors convainue que les négotiations avec l’Iran doivent reprendre, car elles seules pourraient faire pression sur les Houthis du Yémen.
En parallèle, l’Arabie saoudite cherche à nouer d’autres alliances militaires comme l’a illustré le Pacte de la Mecque signé avec la Turquie et le Pakistan.
Cette alliance est surtout diplomatique: il est quasi impossible que la Turquie ou le Pakistan ne déploient des soldats au Yémen, d’autant que la Turquie, membre de l’OTAN, n’a pas intérêt à se désaligner à ce point de la diplomatie américaine.
Intervention d’Agnès Levallois