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L’extrême droite au pouvoir en Israël: jusqu’où?

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a été reçu à l’Élysée. Dominique Vidal, journaliste et historien en décrypter les enjeux.

On dit c’est le gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël. C’est vrai, mais la formule dissimule quelque chose de qualitativement différent : bien sûr il y a le Likoud radicalisé, bien sûr il y a deux partis ultraorthodoxes qui sont partisans d’une théocratie dure, mais surtout il y a trois partis suprématistes, racistes et homophobes. Dans l’histoire d’Israël, ça n’a jamais existé. On a eu la rabbin Kahane qui a été élu une fois et quand il montait à la tribune de la Knesset, tous les députés sortaient. Il parlait devant une salle vide, parce qu’à l’époque les députés, même de droite, ne supportaient pas d’entendre un fasciste à la tribune de la Knesset. Un homme comme Ben Gvir, c’est son héritier.

Quand on a un gouvernement comme celui-là, tout est possible : d’abord, une intifada palestinienne parce qu’ils ne veulent pas seulement coloniser, ils veulent annexer la Cisjordanie et, si possible, faire une nouvelle Nakba. Deuxièmement, ils veulent en finir avec tout ce qu’il reste de démocratie en Israël et notamment avec la Cour suprême. Troisièmement, ils veulent imposer une théocratie à l’encontre de l’aspiration de deux tiers d’Israéliens, et enfin il y a un risque d’intervenir militairement contre l’Iran pour empêcher les mollahs de se doter de l’arme nucléaire. Or, si les mollah ont pu enrichir l’uranium au point où nous en sommes aujourd’hui, c’est parce que Netanyahou a « contraint » Trump de déchirer le traité sur le nucléaire iranien. Bref, c’est un gouvernement de tous les dangers.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

La révolution syrienne et ses détracteurs

Farouk Mardam Bey, 8 octobre 2012
Que Frédéric Chatillon, gros bras du Front national, soit le principal diffuseur en France de la propagande du régime syrien n’est pas très difficile à comprendre. Que Richard Millet, l’apologiste de l’assassin néonazi Anders Breivik, ait consacré dans la foulée un opuscule à la gloire des Assad, père et fils, est aussi dans l’ordre des choses. Mais les autres ? Pourquoi des hommes et des femmes qui se disent de gauche, démocrates, altermondialistes, défenseurs des peuples opprimés, et qu’on ne peut a priori soupçonner de racisme antiarabe ni d’islamophobie, s’abaissent-ils jusqu’à soutenir Bachar et son clan ?

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Lettre d’information de l’iReMMO