L’entrée du Hezbollah dans la guerre contre l’Iran a ouvert un nouveau front. Israël a mené des bombardements massifs sur Beyrouth et lancé une offensive terrestre dans le sud du Liban. L’objectif affiché est clair : repousser durablement le Hezbollah au-delà du Litani et installer une zone tampon au nord d’Israël.
Mais cette séquence s’inscrit dans une continuité. Depuis le cessez-le-feu de 2024, les violations ont été régulières et le retour des civils dans les villages frontaliers est resté quasi impossible. Les pays garants de l’accord, comme la France et les États-Unis, n’ont pas agi pour en faire respecter les termes.
La guerre contre l’Iran sert désormais de toile de fond à tout le reste. Elle donne le sentiment qu’au nom de la confrontation avec Téhéran, presque tout devient acceptable : intensifier les frappes au Liban, poursuivre le génocide à Gaza dont on parle à peine, tout cela dans le mépris total des civils.
Intervention d’Agnès Levallois